Ismaël Lô 10/08/2009
En écoute: "Jammu Africa" et "Tajabone" Né en 1956, au Niger, terre de sa mère, où son père sénégalais est alors en poste, Ismaël Lô grandit à Rufisque, une commune de la région de Dakar. Au départ, il ne sait pas trop à quelles couleurs se vouer. Son cœur balance entre la guitare et le pinceau qu’il manie avec une habileté égale. A la mort de son père, en 1970, il fréquente pendant deux ans l’Institut des Arts de Dakar, tout en commençant à chanter et à jouer les maîtres à danser durant le week-end. C’est la musique qui a finalement sa préférence. Il part sur les routes avec pour seul bagage une guitare et un harmonica. Son chemin croise celui du Super Diamono, un groupe adulé par la jeunesse du pays. C’est le début pour lui d’une autre aventure. Après quelques années de vie commune et de succès partagé avec le Diamono, Ismaël Lô reprend son indépendance. Il s’entoure de musiciens capables de composer aussi bien avec les rythmes locaux du m’balax qu’avec la soul, le rythm’n’blues, les mélodies peules et mandingues, bref, tout ce qui fait la trame de son inspiration. Avec les années 90, il trouve enfin une crédibilité internationale, grâce notamment à « Tajabone », superbe ballade tissée au fil acoustique, qui sera élue plus tard par Pedro Almodovar pour illustrer son film « Tout sur ma mère » et reprise ici, comme on retourne vers un agréable souvenir. On le verra faire équipe avec Etienne Roda-Gil (« La femme sans haine »), chanter avec Stephan Eicher, parcourir le monde. Sans jamais perdre l’élégance de l’humilité, cultivant dans sa musique une sobriété chaleureuse pour transmettre ce qui à ses yeux fait sens : amener à réfléchir, rêver et danser CommentsLeave a Reply |