Timshel 12/08/2009
Quelques guitares sèches et rouillées à la main, c’est partis de rien que quelques amis d’enfance de la commune des Sicap Dieuppeul - Derklé de Dakar créés le groupe Timshel durant l’année 2004. Commençant petit avec les moyens du bord, mais unis par leur passion commune pour le Reggae, l’affaire commençait modestement... Qui aurait pu imaginer alors que tant de chemin serait parcouru par ces gars la ? Quelques années après, et avec derrière eux près de trois cents concerts donnés dans tout le pays, allant des plus petites scènes jusque dans les stades, le groupe a enregistré son premier album, et livré en avant première son premier single issu de l’album « Sama Xol » (en écoute sur la page myspace du groupe). L’histoire de Timshel est avant tout une histoire d’amis, de galères, d’amour de la musique et de la scène. Autoproduit depuis le début et n’ayant pu compter que sur leur abnégation, le groupe a obtenu par lui même, à force de concerts et de soirées autoproduites, sa renommée dans le milieu musical Sénégalais ainsi que les moyens matériels et financiers pour se développer. A bout de moyen, Timshel a profité de l’apport d’un ami producteur pour finaliser le produit. Musicalement, le style est résolument roots, one drop, teinté de cuivre et puissant. A l’instar de groupes symbolisant le renouveau du roots sur la scène reggae internationale, tels Midnite ou Groundation, le groupe Timshel tente de produire un son reggae original, alliant la puissance et la simplicité du roots à une certaine richesse dans les mélodies, les arrangements, et l’interprétation. Les textes en Wolof, Anglais, Français sont le plus souvent conscients et tentent d’aborder des thèmes de société brûlants en évitant les clichés. Le groupe chante notamment la condition de la femme en Afrique, l’immigration clandestine, le problème de la mendicité chez les enfants talibés, mais aussi des sujets spirituels, sur le livity, la mort ou la foi d’une manière générale. L’album du groupe est enregistré dans un des tout meilleurs studios de la ville de Dakar, et mixé à Bamako à Humble Ark studio par Manjul (une référence internationale dans le monde du reggae/dub). Ajouté à cela un mastering pro réalisé à Dakar par Alex Patino, et le groupe a pu obtenir ce qui lui tenait vraiment à cœur pour ce premier album : une qualité de production sans faille. Attendu comme un évènement par les mélomanes et nombreux fans du groupe, l’album s’annonce comme une étape majeure dans l’histoire du groupe. Beaucoup prédisent un raz de marrée auprès du grand public Sénégalais. L’album permettra également au groupe de toucher le public reggae du monde entier. Enfin, le rêve de Timshel dkr est devenu une réalité depuis la sortie de l’Album le 08 Mai 2009. L’objectif reste le même au fil du temps : progresser musicalement, véhiculer des messages positives, et faire le maximum de scène ! Et comme le nom du groupe l’indique, Timshel (citation en hébreux tirée de la bible) : Si tu veux, tu peux ! Add Comment Philip Monteiro 12/03/2009
En écoute (5 titres): Fanny / Alta seguranca / Amor / Iresistivel / Sama Wo Philip Monteiro, a grandi à la croisée des influences africaines et lusophones. Enfant du plateau de Dakar, il aura été bercé par le son des coladeiras de la maison familiale mais aussi par les Sabars du quartier ; ces fêtes sénégalaises dans lesquelles les danseurs rivalisent de virtuosité avec les percussionnistes. De ses origines capverdiennes, Philip Monteiro a hérité un sens naturel de la mélodie et des harmonies subtiles et suaves que nous a fait connaître sa compatriote Césaria Evora. Mais aussi, comme tout authentique "Boy Dakar", il a dans les reins la magie des rythmes syncopés qui groovent avec science. Au cours d'une adolescence passionnée de football et d'électronique, Philip Monteiro découvre la musique de Kassav et de Manu Lima. A Dakar, c'est par Kassav qu'on découvre alors le Zouk; un raz-de-marée venu des Antilles, qui aura un impact sur toute une partie de l'Afrique et qui colonisera le Cap Vert.
Moona 11/03/2009
En écoute: "Toutes les femmes 2 ta vie" Moona est une jeune artiste béninoise, d’origines sénégalaises évoluant dans le milieu du hip hop depuis pas très longtemps, ce qui est étonnant au vu de son riche parcours et de la maturité de la jeune femme. Elle en veut, çà c’est sûr. A-t-elle les ressources pour ? Son premier album qui sera bientôt dans les bacs le confirmera. Née le 10 octobre 1983, son environnement familial la prédestinait à envisager sinon une carrière artistique, du moins, une aventure musicale. En effet, son père, musicien, amateur de jazz et de musique classique, était aussi mécène. C’est dans ce cadre qu’ont été reçus chez elle lors de leur passage à Cotonou, le groupe Kassav’, Rochero et Milia Bell, Aïcha Koné, Edou Bokandé et bien d’autres artistes. Influencée dans sa tendre enfance par des styles musicaux tels que le Ragtime, le rythme&blues, la soul, la variété africaine et la world music ; rien ne laissait présager que Moona, qui joue aussi du piano, orienterait son choix vers le rap. Quand on le lui demande, elle répond tout simplement : « cuz I feel hip hop ! ». Juriste de formation, c’est, non sans peine, mais avec beaucoup de détermination qu’elle a su allier études et musique. Ci-dessous son parcours musical à travers les évènements les plus marquants : -été 2004 : entrée en scène avec le single « Frère » en collaboration avec SAM, sorti au Bénin -début 2005, elle fait la rencontre de Guissé Pene et de Didier Awadi dont l’appui et l’action seront déterminants pour sa motivation et dans les prémices d’une aventure qui annonce un début de carrière. -2005 à 2007 : Fait ses premiers pas dans le milieu et sur la scène à travers plusieurs festivals, notamment, Hip Hop Awards, Banlieue Rythme, Afrikakeur, Fête de la Musique. -Participe courant 2006-2008 à plusieurs projets de compilation, de mix tapes et d’albums, entre autres, celui de Boudor « Négrissim’ », Biba « Bideew bou bess », - De février à fin avril 2009, présente une émission musicale hebdomadaire de divertissement intitulée « Ya koi mêm ?!? » sur la chaîne de télévision internationale 2S TV. - Février 2009 : nomination sur la base du single « Pour lé vraies fam » au Bénin Hip Hop Awards dans deux catégories : Meilleur flow et Meilleurs lyrics -Mai 2009 : Présente les chroniques, culture, psychologie et people dans l’émission « Femmes d’Afrique » sur la chaîne télévisée câblée Africable. -Depuis Juillet 2009, fait partie du bureau de l’Association des Métiers de la Musique au Sénégal - Août 2009, Moona participe à la lutte contre le VIH/Sida en devenant formatrice ès VIH/Sida à travers le projet « Answer, Solutions & Knowledge » initié par AIESEC Sénégal en partenariat avec l’Agence Nationale de Lutte contre le Sida et UNESCO-BREDA. Il faut aussi noter que Moona est membre de AURA (Artistes Unis pour le Rap Africain), collectif de dix-sept rappeurs représentant dix pays de la sous-région qui ont commencé une tournée africaine et européenne de sensibilisation pour les droits des enfants, depuis 2006, à travers le projet des « Histoires extraordinaires des enfants du poto-poto » ; avec les étapes du Sénégal, Bénin, Togo, Guinée-Conakry, Niger, Burkina Faso, Gambie, Mali, Strasbourg… Pour elle, le rap, plus qu’un phénomène de mode ou une lubie, est le moyen d’exorciser ses propres démons (et les nôtres ?) ; et d’introduire le débat sur le mal de vivre de sa génération. En témoigne l’album dont l’ambiance musicale chevauchant le hip hop et la musique moderne nous fera rapper sur du coupé-décalé, de la dance hall, des fonds sonores plus softs et feutrés… bref, c’est tout un univers dans le labyrinthe duquel on pourrait s’égarer si on perd de vue la personnalité même de l’artiste. A découvrir. Retrouvez toute l'actualité de Moona sur ses différents supports: www.moonamusic.skyrock.com www.kingsize.sn/moona www.myspace.com/moonamusik www.youtube.com/moonamusic Sun Sooley 10/30/2009
En écoute: "Sen system" ![]() Sun Sooley l’ex-membre du fameux groupe Jant-Bi, après 4 ans d’absence au Sénégal, se prepare à faire son retour dans la scène musicale sénégalaise avec un single “Sen System”, morceau virulent et très engagé qui parle sans detours de tous les maux du pays dus selon lui à la mal gérance de nos politiques. Tout ceci sur un fond reggae bien à la jamaicaine, enregistré et mixé à Milan en Italie au studio First Floor et masterisé chez Nautilus (ref: Vasco Rossi, Laura Paosini,Tiziano Ferro..) Ce single est un titre qui figure parmi 12 autres dans le 1er album international de Sun Sooley prévu en début dècembre 2009: “One day inna babylon” qui sera distribué dans 7 pays d’Europe (France,Belgique,Italie,Espagne,République Tchèque,Hollande,Danemark) pour la 1ère édition, au Sénégal et en Gambie. L’album a été réalisé 100% en live par des musiciens italiens de renommèe tels que les frères Catinella (Fabrizio-bass et Lorenzo-guitariste et producteur) et le célébre batteur Alex Soresini (Alboroosie,Morgan Heritage,Casino Royale..) Ce 1er album international en gros retrace le thème de l’immigration et la condition de l’homme Noir, Africain face au monde. Affaire à suivre.. Ibson 10/16/2009
En écoute et en téléchargement: "l'Alerte"
De son vrai nom Ibrahima Mbar Faye, né le 21 mars 1985 à FATICK, a fait son enfance à Kaolack jusqu’en 2004. Il échoua au Baccalauréat au deuxième tour la même année et continua ses études à Thiès où il décrocha le diplôme l’année suivante (2005). IBSON se démarque du lot de rappeurs ayant des précurseurs ou des idoles qui ont motivé leurs engagements dans le mouvement RAP. De son passé, il ne se rappelle pas avoir fréquenté une école artistique ou des MC qui auraient influencé ce qu’il est devenu aujourd’hui : « le Rap est inné chez IBSON. » En 1988, nous dit son père « IBSON commencé déjà à débrayer sa chemise et s’habillé comme les rappeurs à l’âge de trois ans. C’est en 1988, que les premières vagues de la crème Hip Hop déferlèrent sur la berge de Galsen, l’on se souvient bien. En 1995, il fut ses premières œuvres avec la chorale de la colonie de vacance de la SONACOS qu’il dirigea avec succès. Ses notes en chanson et récitation faisaient parti des meilleurs de sa classe, ses notes de devoirs et d’interrogations orales aussi. Son admission à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar en 2006, lui a également valu une expérience avérée qui fait tâche d’encre sur ses textes dont la majeure partie véhicule des thèmes philosophiques. Son concept et son domaine de prédilection sont : un Hip Hop modernisé, philosophique et beaucoup plus conscient et académique afin que le rap ait sa place dans les bibliothèques des Universités du monde et les temples du savoir. Pour lui le rap doit être aimé et accepté de tous et pour ce faire il faut qu’il se civilise, se modernise pour pouvoir porter ses fruits. « les textes qui nous font veiller nuit et jour peuvent, s’ils sont conscients, bien rédigés et bien ficelés être intégrés dans les recueils de poèmes » dit – il « ainsi il pourrait servir non seulement aux élèves et étudiants mais également aux grandes personnes qui, jusque là n’ont pas une claire idée du Rap » ajoutait – il Tout combat suppose une loi absolue et une loi supérieure que l’on entend défendre et que l’on veut voir triompher. Celui de IBSON a pour objectif la réalisation d’un véritable Hip Hop pour assurer des sons meilleurs aux publics et aux générations futures. IBSON agit pour un Rap meilleur, un Rap prospère, pour un Sénégal respectueux et respectable, bref une Afrique exemplaire guidée par l’éthique philosophique du Rap. True Wayz 10/14/2009
TRUE WAYZ est un groupe de R n’B/Soul qui a vu le jour le 8 février 2003 suite à la sollicitation de Amnistie Internationale. Le groupe est composé de quatre (4) jeunes sénégalais membres à l’époque de la chorale du club d’anglais des HLM Grand Médine. Il s’agit de : ANDI-ASS-GLASS-MIKE La première prestation du groupe à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme le 8 mars 2003 au Café de Rome fut une fulgurante sortie et donna suite à toute une série de succès :
Mojjila 10/13/2009
L'histoire de Mojjila débute en 1998 avec un groupe nommé SOS Racisme à Dakar. Nous représentions en même temps SOS Racisme de Paris. En 2004, je commence à voyager partout et rencontre des gens importants. Je décide de créer mon premier groupe nommé Black Diaspora Zone à Tunis avec Killah MC un (tunisien). Nous avons fait le lot de travaux de concerts et de divertissements recherches et études; de studio d'enregistrement aux singles underground. Le goupe ne tenait pas alors il y a eu un break . Après je me joins à un groupe nommé Streetline, une équipe(un gang) de 8 personnes nous travaillions(marchons) ensemble sur des concerts et des démos envoyés en FRANCE . Suite à des discordes, je me suis lancé en carrière solo et j'ai eu la chance de rencontrer un rappeur dénommé DRAGON BALTI ( Tunisie ), ce dernier travaillait avec KILLAH PRIEST (Wu Tang Clan). On étudiait et on faisait des recherches. Ca tafait dur! entre temps j'ai fais le tour du rap tunisien avec les groupes de maisons de production internationales. Suite à ça, j'ai fait un casting et un concours dans le branch music occidental. J'ai travaillé ma première démo chez REBEL RECORDZ TUNIS et aussi du coté algerien avec MOMO (featuring et instrus) qui a sorti un opus au Canada et au Maghreb.De retour au Sénégal, après 4ans d'immigration je suis devenu membre actif du mouvement negusworld movement: www.negusworld.com et on le représente au senegal avec http://www.myspace.com/negusworldsenegal. Je suis le fondateur de Homeland Regime (page sur facebook) back to the roots un movement qui joint le Negusworld movement. Les liens de Mojjila sur le net: Ismaël Lô 10/08/2009
En écoute: "Jammu Africa" et "Tajabone" Né en 1956, au Niger, terre de sa mère, où son père sénégalais est alors en poste, Ismaël Lô grandit à Rufisque, une commune de la région de Dakar. Au départ, il ne sait pas trop à quelles couleurs se vouer. Son cœur balance entre la guitare et le pinceau qu’il manie avec une habileté égale. A la mort de son père, en 1970, il fréquente pendant deux ans l’Institut des Arts de Dakar, tout en commençant à chanter et à jouer les maîtres à danser durant le week-end. C’est la musique qui a finalement sa préférence. Il part sur les routes avec pour seul bagage une guitare et un harmonica. Son chemin croise celui du Super Diamono, un groupe adulé par la jeunesse du pays. C’est le début pour lui d’une autre aventure. Après quelques années de vie commune et de succès partagé avec le Diamono, Ismaël Lô reprend son indépendance. Il s’entoure de musiciens capables de composer aussi bien avec les rythmes locaux du m’balax qu’avec la soul, le rythm’n’blues, les mélodies peules et mandingues, bref, tout ce qui fait la trame de son inspiration. Avec les années 90, il trouve enfin une crédibilité internationale, grâce notamment à « Tajabone », superbe ballade tissée au fil acoustique, qui sera élue plus tard par Pedro Almodovar pour illustrer son film « Tout sur ma mère » et reprise ici, comme on retourne vers un agréable souvenir. On le verra faire équipe avec Etienne Roda-Gil (« La femme sans haine »), chanter avec Stephan Eicher, parcourir le monde. Sans jamais perdre l’élégance de l’humilité, cultivant dans sa musique une sobriété chaleureuse pour transmettre ce qui à ses yeux fait sens : amener à réfléchir, rêver et danser Archibald One 10/07/2009
Paco Diaz 09/29/2009
PACO DIAZ Manjack Folk http://manjack-folk.com http://www.myspace.com/pacodiazmanjackfolk Artiste - Musicien - Auteur - Compositeur - Guitariste - Chanteur Le folk singer transéthnique, Paco Diaz, vient de sortir son premier album acoustique « PACO DIAZ Manjack-Folk». L’album renferme 12 titres teigneux et terriblement inspirés. Les rangements sont simples, pas trop compliqués. Les mélodies accrochent et les textes sont puissants parce que puisés au tréfonds de l’âme. Le chant alterne le manjack, le français et le wolof, reflétant les pays visités par cet album. Les sonorités, le rythme chaloupé, la calebasse manjack et la flûte peulh soutenus par la guitare sèche confèrent à ce produit du cru une forte couleur tropicale. Dans « NIANI NIANI », il fustige les mauvais comportements des amis d’aujourd’hui. Ces mauvaises langues qui passent tout leur temps à vilipender, dénigrer sur le dos de leurs amis. En guise de mise en garde il prévient : « aujourd’hui n’ayez confiance en personne ». Dans « ELLE » et « ISBELLE », il se laisse aller à des accents lyriques pour magnifier l’amour virtuel à travers Internet. Faisant admirer la pureté de sa voix. Fruit d’une mixture culturelle, sa musique révèle une entité polymorphe profondément humaine et transéthnique Les méfaits de la drogue sont démontrés à travers le morceau « DROGUE ». Chanté en manjack et en français afin d’élargir la portée du message et pour dire « la drogue ce n’est pas bon, ce n’est pas bon, ça détruit tout ce que t’as, tout ce que t’avais réalisé, ta vie en l’air, tes amis en l’air…. ». « LOVER LOVER » qui est très suggestif est l’occasion de nous faire découvrir un mbalakh soft qui sonne comme un délicieux dessert à la crème. Le clip extrait du titre éponyme de l’album « UKAM AKAMA » qui signifie en langue manjack : « la guerre est partout » évoque, de manière poignante, les souffrances mais aussi l’espoir des peuples africains aux prises avec les faiseurs de guerre qui font de notre continent un enfer. Paco Diaz c’est un style hyper frais et groovy qui vous prend aux tripes pour ne plus vous lâcher jusqu’à vous sortir de votre torpeur. Sa musique est particulièrement en ce sens qu’il se refuse à reproduire aveuglément les mêmes standards musicaux qui foisonnent sur le marché local. Haro sur le mbalakh pur et dur. Les percussions, le tama, le nguewël à fond la caisse trop peu pour lui. Sa touche perso enfante un album orienté vers des sonorités inédites qui renvoient à ces rythmes traditionnels du sud du Sénégal : bougarabou, goumbé, u’ntina, kafon…… PURETE ET BEAUTE EPOUSTOUFLANTE Paco martèle d’ailleurs avec force conviction qu’ ‘‘il ne sert à rien de faire de la musique qui ne se consomme qu’au Sénégal. Le marché local est trop étroit ; alors nous visons le marché africain et, au-delà, la scène mondiale’’. Sans prétention. En attendant, le staff du groupe s’attèle à réaliser la campagne promotionnelle. Au menu, beaucoup d’émissions radio et télé, la reprise des prestations scéniques avant d’entamer une tournée nationale. Enfin, une sortie internationale viendra boucler la boucle. UKAM AKAMA, nouvel album, nouveau défi pour ce talentueux guitariste gaucher. Avec ce nouvel opus, Paco Diaz est parti pour conquérir le monde. PACO DJAZ Itinéraire artistique Métisse de conception et par conviction pour avoir toujours baigné dans des milieux wolof, manjack, français, créole, mandingue…le folk singer Pape Jean Pierre Mbaye alias Paco Diaz est la résultante de cette mixture culturelle et sa musique révèle une entité polymorphe profondément humaine et transéthnique. Ses premiers pas dans la musique remontent au début des années 90. C’est l’époque où il fréquente le groupe « Ashanti » de King Massaï logé à la cité Millionnaire. Sous l’instigation de son ami le bassiste Moussa Traoré et l’insistance bienveillante de Pape Ndiaye, un des membres influents du groupe musical « Undiman », subjugué par la pureté de sa voix, il crée en 1993, sa toute première chanson : « Ligueey loo ma » pour dire que « ‘‘tout travail mérite salaire’’. Au départ, influencé par son environnement, il joue sur un tempo reggae enregistre ainsi sa toute première maquette. Le célèbre animateur et dénicheur de talents, Michael Soumah, à qui il la présente pour son émission sur Dakar FM, lui confie qu’il le sentait mieux dans le cadre acoustique. Comme pour confirmer cela, Hilaire Chaby, le claviste de Baba Maal, lui suggère, plus tard de s’orienter vers les sonorités manjack. Le choix de la musique acoustique rehaussée par le « bougarabou » diola, le « goumbé » guinéen et mêlée à la succulence des sonorités « wolofo manjack » tels sont les ingrédients de sa contribution à la nouvelle musique africaine. Des années durant, en faisant beaucoup de scènes, l’expérience s’est développée, le répertoire s’est affiné. Paco, le guitariste gaucher, commence à faire parler de lui par l’originalité de sa musique et la qualité de ses arrangements. Le franco-italien Luigi Michi, tombé lui aussi sous le charme, lui écrit une chanson langoureuse sur une romance à travers Internet et titré : ‘‘Isabelle’’. Ce parolier talentueux et ultra perfectionniste a longtemps arpenté les plateaux dakarois à la recherche d’une « voix » pour ses textes ; leur collaboration consacre l’aboutissement d’une quête de sonorités alternatives. Sa rencontre avec Imaïla Touré en 2002 n’a fait que le conforter dans ses choix ; ce membre des Touré Kunda lui ayant prédit une carrière éblouissante. La même année, Paco Diaz trouve un cadre idéal d’épanouissement à « PLANETE CULTURE » des Frères Guissé un Jazz club haut lieu d’expression musicale et temple de l’acoustique sur l’avenir Cheikh Anta Diop face à l’université du même nom. Il y a assuré pendant deux années et jusqu’à tout récemment, pour les besoins de la sortie de son premier album des prestations très appréciées par les mélomanes. Entre-temps, il aura participé avec succès à la compilation ‘‘ Sénégal Folk’’ sortie en 2002 et qui a réuni pas moins de six artistes sénégalais évoluant dans la musique acoustique. Paco Diaz c’est une voix d’une pureté et d’une beauté époustouflante, des mélodies qui accrochent, des textes puissants qui touchent au vécu quotidien des populations. Une voix qui monte pour dire les tares de la société fustiger les guerres qui minent l’Afrique mais également chanter l’amour et la paix dans le monde. Le chant alterne le français, le créole, le woloff et le manjack reflétant les pays visités par cet album composé de six titres. Les sonorités, la calebasse manjack, la flûte peulh ainsi que le rythme chaloupé confèrent à cet album une force couleur africaine qui lui donne un goût inimitable. Cette ‘‘symbiose de musicalité’’ comme dirait Michael Soumah donne lieu à un nouveau style, une nouvelle démarche musicale : le Manjac-kfolk qui sonne comme un nouveau souffle sur la musique africaine. Ukam a kama ! Paco Diaz nous revient avec un nouvel album de 12 titres son premier Cd. Intitulé tout simplement Paco Diaz Manjack-Folk une façon originale de se révéler et de révéler sa musique au monde. Le Cd est composé de six nouveaux titres qui viennent renforcer les six premiers de la K7 ‘’Ukam a Kama’’ qui a révélé Paco au grand public. Et les nouveaux titres parlent d’eux-mêmes :
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