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Sudonline.sn - La Casamance fait depuis longtemps la une des articles des medias, qui sont toujours les mêmes, à y voir cela devient du fantasme. C’est comme quand les occidentaux parlent de l’Afrique. Jamais ou très rares de bonnes nouvelles. Je pouvais bien remonter à une date jadis, mais mon éditorial part d’une période récente, à savoir avant et après ZigFest.Avant le Festival de Ziguinchor, excepter les medias publics et deux médias privés aucune promotion ou attention n’a été accordé par les autres medias du Sénégal.

Le festival a été peu couvert sur le plan médiatique, avec les mêmes exceptions. La fin du ZigFest est le point central de nos indignations. Pourquoi nous le sommes ? L’ensemble des populations casamançaises et sympathisants (es) ont applaudi des deux mains cette initiative, qu’on souhaite quelle perdure dans le temps et dans l’espace. Le festival de Ziguinchor a été un tournant pour toute la Casamance à plusieurs niveaux. Des thématiques qui se recoupent, avec toutes les préoccupations pour les mises en œuvre de véritables politiques de développement de la Casamance naturelle. La culture étant un facteur de civilisation universelle (je veux dire par là de la mondialisation culturelle) pour toute société, ce rendez-vous du donné et du recevoir a permis aux différentes cultures présentes de communier dans la paix et l’allégresse.

La seule ambition culturelle ne pourra jamais sortir les populations de leurs nombreuses difficultés quotidiennes. L’investissement en Casamance s’est articulé autour de grandes sommités mondiales qui ont donné des pistes de réflexions mais aussi ont apporté des solutions concrètes sur comment investir dans une collectivité. Le micro crédit pour les PMI, PME et les porteurs de projets a été débattu pour lever toutes les contraintes qui pèsent sur ces secteurs incontournables d’un développement.

Bref on peut citer d’autres thématiques tenues durant ces trois jours. Mais le comble de notre indignation, c’est quand une certaine presse refuse de manière délibérée à relater l’évènement culturel, mais plutôt qu’à titrer par toutes les couleurs et à vociférer jusqu’au ciel sur un acte ignoble des braques, qui n’est qu’un épisodique devant l’essentiel. Aujourd’hui, cette certaine presse ne retiendra qu’une chose durant ces trois jours de festivités ; que le cortège du premier ministre, comprenant son ministre d’état et des autres autorités a échappé à un guet- apens des braques.

Toute personne et toutes ces personnes qui ont porté des menaces sur la vie de toute personne sur le territoire national doivent être poursuivies, arrêtées et remises à la justice pour que ces dernières répondent de leur vampirisme. Tout ceci étant dit.

Franchement les populations casamançaises en ont assez de ce comportement qui ne dit pas ce qu’il cache. A toujours relater et crier des faits sensationnels sur la Casamance, cette ancienne région sud du Sénégal relève des hypocrisies ambiantes nauséabondes.

En lieu et place de ces titres de journaux, nous pensons qu’il faut mieux parler et disserter sur les actions positives de développement, qui sont menées par les populations autochtones, la diaspora et les hommes et femmes de bonne volonté. Nous ne répéterons jamais assez que la Casamance fait partie intégrante du Sénégal qui vient de célébrer cinquante années d’indépendance. A quoi vous gagnez à stigmatiser les populations qui ont des vœux légitimes à savoir vivre dans la paix et s’engager corps et âme dans la bataille du développement. Vous savez très bien qu’à force de marteler le mensonge, le mensonge devient une vérité. Cette supposée vérité est entrain de tuer toutes les initiatives viables pour extirper les populations des maux du sous développement. A chaque fois que des hommes et femmes de bonne volonté se débattent partout dans le monde pour porter des actions bénéfiques en Casamance, pour le bien être des populations sénégalaises, ces actions sont torpillées par des informations distillées ça et là de gauche à droite. Vous savez très bien aussi que l’argent à peur. Cela veut dire quoi partout sur la terre où on parle d’insécurité, vraie ou fausse les investisseurs ont des peurs légitimes de ne pas investir leur argent. Car nul n’investit pour perdre dans la culpabilité.

Donc les suites qui sont données après avoir lu et écouter les médias sénégalais, poussent l’Etat, les investisseurs, la diaspora et les casamançais (ses) à douter des opportunités à investir dans une partie du pays où règne une supposée insécurité. C’est pourquoi nous vous prions de revoir ces pratiques que nous ne cessions de dénoncer même si nous ne sommes pas attendus.

Une chose est sûre même si on fait le parallèle avec tous les mouvements d’autonomie ou d’indépendance à travers le monde, la couverture médiatique du conflit casamançais est symptomatique de la presse sénégalaise. Dans tous ces pays sans les citer la presse nationale a un comportement républicain, vis-à-vis du traitement à donner.

Qu’est ce de républicain, c’est de dénoncer jusqu’à la dernière énergie ces acrobaties des malfaiteurs et dés lors qu’ils se réclament pas Sénégalais, ils ne méritent pas d’être citer tout le temps. Les populations casamançaises vivent dans la paix, excepté une infime minorité égarée qui pour se faire un nom entrave le dynamisme d’une majorité. Le jour où vous arrêterez toutes ces pratiques antirépublicaines, la paix sera toujours là.

Nous pouvons parier avec vous que si vous parlez des sujets sur les projets de développement, les initiatives locales et le bonheur des populations, au lieu des violences et des peurs qui restent vaines. Il ne faut jamais permettre au ennemis de la liberté de bénéficier de la liberté ; car l’adage dit la liberté c’est la sécurité.

La Casamance vit, bouge pour trouver les voies et moyens pour un développement harmonieux. Et ses fils et filles au Sénégal et à travers le monde ne cessent de réfléchir et de porter des actions de développement au profit des populations de ce pays.

Je rends un hommage mérité à toutes ces populations qui demande qu’une chose, c’est de leur laisser vivre en paix.

Vive le Sénégal Vive la république

  • Fadel BADJI -*Email : fadellogistic@hotmail.fr
  • France Paris 17e



 
 
Lesoleil.sn - Un homme d’une vingtaine d’années a été lynché à mort, hier matin, dans le quartier de Niety Mbar (banlieue dakaroise), en réaction à un meurtre qu’il aurait commis la veille, a appris l’APS de bonne source. L’individu, qui serait un bandit notoirement connu dans ce quartier, a été pris à partie par des jeunes qui revenaient de l’enterrement de l’homme qu’il aurait tué dans la nuit du mercredi au jeudi, a indiqué la même source. Pourchassé par une foule de jeunes en colère, le présumé meurtrier s’était auparavant réfugié dans une maison. Les propriétaires de ladite maison, sous la menace de la foule, ont été contraints de le faire sortir, rapporte notamment un habitant du quartier joint au téléphone. Les sapeurs-pompiers ont évacué le corps, après le constat de la police.
APS


 
 

 
 
Les sénateurs sénégalais ont adopté à l'unanimité mardi, en session ordinaire, une loi consacrant l'esclavage et la traite négrière crimes contre l' humanité. Les députés sénégalais avaient adopté le 23 mars dernier la même loi.

Celle-ci avait été proposée par le président sénégalais Abdoulaye Wade au mois de février, après avoir reçu le président de Fondation européenne du mémorial de la traite des noirs " Diversité", un Sénégalais basé en France, Karfa Diallo.

Ce dernier a initié une campagne africaine de sensibilisation et de plaidoyer en direction des Etats africains pour les amener à proclamer la traite négrière crime contre l'humanité


Source: xinhua


 
 
Lesoleil.sn - Le partenariat tripartite Gouvernement du Sénégal, ville de Besançon et la Société Axa Assurances France a donné ses fruits avec l’implantation de 73 salles multimédias qui seront complétées à la fin de cette année par 80 autres salles à l’intérieur du pays. Ce seront ainsi 15 000 enfants sénégalais qui auront accès à internet grâce à ce riche partenariat qui lutte contre la fracture numérique, d’après Ababacar Diop directeur de Seneclic.Une révolution vient de s’opérer à l’école élémentaire El Hadji Alioune Dia de Rufisque Ouest. Un établissement à l’intérieur duquel, les élèves peuvent désormais se familiariser à l’outil informatique grâce à la salle multimédia dont il dispose. L’inauguration de celle-ci s’est faite, hier, dans l’enceinte de l’école en présence de Ababacar Diop, directeur de la Cellule Seneclic et de François Pierson, PDG de Axa Assurances France, partenaire et donateur de cette vingtaine d’ordinateurs connectés à internet. Cet établissement de Rufisque a été choisi parmi les 73 « Ecoles Seneclic », grâce à ses brillants résultats. Pour Ababacar Diop, inaugurer la salle multimédia de cette école marque « un tournant historique » dans la vie de la Cellule Seneclic, puisque l’ayant permis d’introduire l’ordinateur dans l’école sénégalaise. L’idée venant du chef de l’Etat de lutter contre la fracture numérique, ce projet d’équipement des écoles sénégalaises en ordinateur est un partenariat tripartite public-privé entre l’Etat, la Société Axa Assurances France et la ville de Besançon.

Partenaire stratégique du Seneclic dans ce projet, la Société Axa Assurances France projette de collecter des milliers d’ordinateurs et de les acheminer, chaque année, dans notre pays. Ababacar Diop de préciser que grâce à Axa France, « 15 000 enfants sénégalais ont accès à l’ordinateur et à l’Internet ». Dans son allocution, le PDG d’Axa Assurances France a donné la signification de ce partenariat avec Seneclic basé, selon lui, sur la lutte contre « la fracture numérique et l’exclusion sociale ». Cela en facilitant aux élèves et aux enseignants l’accès aux ressources numériques afin d’améliorer la qualité des enseignements.



Maguette NDONG


 
 
Afrik.com - « Être dans une prison au Sénégal relève du combat », raconte Oumar Diallo, chargé de l’assistance juridique et de l’alerte d’urgence de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), basée à Dakar. De nombreux exemples révèlent les effroyables conditions de détention et les violations des droits de l’homme dans les prisons du pays. L’institution carcérale n’a pas suivi les évolutions de la société. En dépit de l’explosion démographique et d’une forte augmentation de la délinquance, aucun centre pénitentiaire n’a été construit depuis l’Indépendance du pays en 1960. Le Sénégal compte 37 lieux de détention (dont 32 maisons d’arrêt et de correction (MAC), deux camps pénaux, une maison centrale d’arrêt et un pavillon spécial) qui accueillent environ 17 000 prisonniers.

Selon un communiqué de la Commission africaine des droits de l’homme et du peuple(DDHP), « beaucoup de personnes en détention préventive passent illégalement trop de temps dans les lieux de privation en attendant leur jugement ». En 2008, la DDHP a recensé 31 personnes ayant passé dix ans de détention provisoire avant d’être acquittées. Des étrangers, aussi, croupiraient souvent dans les cellules du Commissariat Central de Dakar des mois durant, en attendant leur reconduction à la frontière.

« Les victimes de la double peine »

« Les détenus sont souvent des victimes de la double peine », ajoute Oumar Diallo. En plus de l’enfermement qu’ils subissent, les conditions sanitaires précaires causent de récurrentes épidémies (VIH, Tuberculose, Malaria). Face à ces problèmes, peu de visites médicales sont assurées et les médicaments manquent indéniablement. « Diriger une prison est un métier complexe. Il faut tout faire fonctionner, que ce soit en matière de droits humains, d’hygiène, de santé ou de réinsertion professionnelle », explique Cheikh Sadibou Doucouré, chef du service communication de l’Administration pénitentiaire. « Il arrive donc que sur certains sujets, notre connaissance soit partielle ».

Les prisons sont très souvent surpeuplées. Avec 1500 détenus, celle de Rebeuss compterait quatre fois plus de détenus qu’elle n’en devrait. Les cellules collectives réunissent parfois jusqu’à 180 personnes. « Les conséquences du surpeuplement des prisons sont physiques, sociales et économiques, parce qu’elles causent le stress, l’énervement, les maladies de la peau, l’aggravation ou la complication de certaines maladies qu’elle occasionne sur la population carcérale » dénonce un communiqué de la RADDHO. Surnombre oblige, la malnutrition sévit, « les prisons sénégalaises ne pouvant parfois pas distribuer plus d’un repas par jour », a dit Oumar Diallo. « Elle est d’une si mauvaise qualité qu’on peine à la manger », a-t-il ajouté.

Selon l’Administration pénitentiaire, les conditions des femmes sont plus satisfaisantes dans la mesure où cette catégorie de la population carcérale vit dans des unités moins pénibles. Celles qui ont des enfants peuvent les garder jusqu’à l’âge de sevrage (3 ans au plus). « Elles sont suivies avec leurs enfants dans des conditions comparables à celles qui sont offertes dans le monde libre », affirme Cheikh Sadibou Doucouré. Des quartiers pour mineurs existent aussi même s’il semble courant de voir des jeunes de 13 ans aux côtés des adultes.

Un meilleur futur pour les détenus ?

Pour remédier aux lacunes que connaît le milieu carcéral du Sénégal, les autorités sénégalaises s’engagent dans une réforme visant à améliorer les conditions de détention. Cheikh Tidiane Diallo, directeur de l’Administration pénitentiaire, promet d’améliorer et de moderniser les prisons à travers un programme d’infrastructures et de réhabilitation.

Pour cela, la délégation régionale du Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR) et le ministère de la Justice ont organisé du 4 au 6 novembre 2009 un séminaire « sur les droits des détenus, l’hygiène et la santé ». « Nous espérons qu’il permettra de renforcer les capacités des participants tout en leur offrant un forum pour partager leurs expériences », a expliqué Sophie Orr, coordinatrice de la Protection de la délégation régionale du CICR. A l’issue du séminaire, les cadres ont fait une évaluation sur la situation des prisons et ont formulé des recommandations, sur la nécessité de respecter les règles d’hygiène dans les établissements et de préserver le droit à la santé des détenus, pouvant servir de trame à la vaste réforme du secteur pénitentiaire qui doit se dérouler jusqu’en 2013.

D’après l’Administration pénitentiaire, la réforme devrait prendre en compte l’augmentation du nombre de places et l’amélioration du cadre de détention. De nouvelles constructions sont dès lors prévues avec la délocalisation de la prison de la maison d’arrêt de Dakar à Sébikotane, localisée à 40 km de la capitale. La date de début d’exécution n’est pas encore déterminée. Les recrutements et formations devraient être d’autre part renforcés. Comme le précise Cheik Sadibou Doucoure, « tous les agents de l’administration pénitentiaire ont subi une formation initiale à l’école nationale de police et de la formation permanente (ENPFP). S’y ajoute désormais un programme de formation continue pour le renforcement des capacités ».

Les autorités sénégalaises sont optimistes quant à la réussite de la réforme en cours. « Nous espérons rester un modèle de référence pour les autres pays africains dans la mesure où les responsables pénitentiaires effectuent de plus en plus de visites de partage, d’échanges ou viennent pour s’imprégner des pratiques sénégalaises dans le domaine pénitentiaire », déclare Cheikh Tidiane Diallo.

La définition d’une véritable politique en terme de réinsertion sociale des détenus est essentielle pour que le système fonctionne. « En sortant, les détenus sont rarement vus comme des citoyens mais comme des personnes marginalisées », déplore Oumar Diallo . D’ici la fin 2010, une commission devrait être créée pour indemniser les dommages liés à la détention. Longues à mettre en forme, les réformes suscitent de grands espoirs parmi les détenus du Sénégal.


 
 
Walf Fadjri - Pour ce qui est de la formation des cadres, le Sénégal, dont les autorités se targuent toujours d’avoir les meilleures ressources humaines du continent, est à la traîne au niveau de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). En effet, sur les 330 auditeurs formés jusqu’ici par Gpe-Abidjan pour la formation longue durée (1 an) en gestion des politiques économiques, le Sénégal n’en compte que 22 agents formés, se classant de facto à la 7e place dans l’Uemoa. Pis, des 194 autres auditeurs formés dans les séminaires de formation internationaux, qui durent 4 semaines, il n’en a que 5. Ce qui, en rapport avec les ambitions d’émergence du Sénégal, affichés à l’horizon 2015, semble insuffisant. Pour le directeur du programme, Docteur Paul Seca Assaba, cette faible participation sénégalaise pourrait s’expliquer par le fait que les cadres du pays ne sont pas suffisamment informés de l’existence de programme ou ne peuvent pas la subir parce que leur administration ne peut les envoyer en formation pendant une année.Pour Souleymane Barry, agent au Programme sectoriel justice, qui a subi la formation, l’apport de Gpe est énorme par rapport au renforcement de ses capacités. ‘C’est un programme très pratique. Il y a peu de théorie, et ce sont des professionnels très aguerris qui viennent dispenser les cours dans le cadre d’un partage d’expérience’, soutient-il. Non encore reclassé, Barry déclare que si d’ici deux ans, il n’arrive pas à valoriser ses acquis, il essaiera d’aller voir au niveau des autres ministères afin de les y valoriser pour avoir un plan de carrière au niveau de la fonction publique. Dans cet ordre, Paul Seca Assaba déclare qu’une enquête réalisée par le programme sur l’ensemble de ses diplômés montre qu’au niveau de la mobilité, 75 % des diplômés ont changé de fonction du fait des nouvelles compétences acquises et 51 % ont changé d’institutions. Néanmoins, le directeur du programme demande aux Etats de les utiliser efficacement afin d’éviter la fuite de ces cerveaux et donner l’envie à d’autres d’accepter de se faire former. ‘De façon générale, le reclassement après la formation a été immédiat pour 40,3 % des auditeurs tandis que pour 3,2 % d’entre eux, il s’est opéré à moyen terme. En revanche, 43,5 % des auditeurs issus du programme n’ont pas encore été reclassés. Et sur les auditeurs reclassés immédiatement ou à moyen terme, seulement 41,9 % ont obtenu des avantages financiers dus au reclassement’, regrette-t-il.

Seyni DIOP


 
 
Ce jeudi, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural d’Israël, Shalom Simhon accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires israéliens ont rencontré des hommes affaires sénégalais. Et chaque partie a présenté ses potentialités. Le Sénégal a venté ses différents projets de développement. Les différents chefs d’entreprises membres de la délégation ont montré leurs potentialités de transfert de technologie.

« ’Israël est reconnu comme une puissance dans le domaine de l’agriculture. Nous sommes le seul Etat à conquérir le désert. Nous pouvons trouver des accords entre les deux gouvernements pour continuer d’appuyer les projets de développement en cours au Sénégal », déclare Shalom Simhon.

Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Massata Niang rappelle que les deux pays ont déjà coopéré dans le domaine agricole surtout pour ce qui concerne l’irrigation ; mais aussi, la formation. Beaucoup de Sénégalais ont subi une formation en Israël. Pour lui, la coopération entre le Sénégal et Israël peut maintenant être élargie. « Les Israélien ont un élevage très développé surtout en matière de production laitière et d’aviculture. Aujourd’hui, l’objectif du Sénégal dans le cadre de la politique de la GOANA, c’est d’amener notre production laitière à un niveau qui nous dispenserait de l’importation », assure le représentant de Mme Fatou Guèye Sarr, ministre de l’Agriculture du Sénégal.

David Fall


 
 
L'organisation du Festival Dakar Vis-à-Vis, composée par Casa África et l'Association des Métiers de la Musique (AMS) du Sénégal, a annoncé aujourd'hui que la chanteuse Njaaya et le groupe de hip-hop Da Brains ont été les gagnants du Festival Dakar Vis-à-Vis, tenu dans la capitale sénégalaise les 18, 19 et 20 mars derniers. 

Les deux groupes gagnants, choisis par votation par les programmateurs musicaux présents à Dakar, s'ajoutent maintenant à l'affiche des concerts du Festival África Vive 2010, et joueront à Cáceres, Las Palmas de Gran Canaria, Santa Cruz de Tenerife, Cadix, Madrid et Séville dans le courant du mois de mai. 

Casa África désire féliciter les musiciens élus et transmettre tous leurs remerciements aux 180 groupes sénégalais qui ont participés à cette première édition de la rencontre entre des promoteurs espagnols et des musiciens sénégalais. Le Dakar Vis-à-Vis a non seulement rendu possible l'entrée de ces deux groupes aux scènes espagnoles, mais a aussi permis le contact direct entre des programmateurs espagnols et des groupes sénégalais qui ont déjà signé divers compromis de représentation en Espagne pour les prochains mois. 


http://www.dakarvisavis.net/

 
 
La vie dans un lycée français, vous connaissez, mais ailleurs, comment ça se passe ? Au Sénégal, par exemple ? Pour le savoir, nous avons passé quelques jours à Kidira, une petite ville frontalière du Sénégal oriental, proche du Mali : elle compte 6 500 habitants et accueille, dans son seul lycée, une centaine d’élèves.

Le lycée de Kidira a ouvert ses portes le 1er octobre 2009. Ce tout nouvel établissement a vu le jour grâce aux soutiens du projet « initiatives de codéveloppement » qui participe au développement local de la région, de l’association des ressortissants de Kidira en France, du conseil régional, du conseil rural et de la fondation Adoma. 4 classes y ont été ouvertes : une seconde et une première scientifiques, ainsi qu’une seconde et une première littéraires. La ville de Kidira a enfin pu offrir un lycée à ses jeunes habitants, mais la vie derrière les murs fl ambant neufs de cet établissement n’est pas pour autant facile.

 Ni eau courante, ni électricitéLe lycée est certes construit… mais pas encore fini : il n’y a pas d’électricité, ni d’eau courante dans les locaux ! Les installations sont montées mais la circulation de l’eau pose encore problème, l’établissement ayant été construit en périphérie de la ville. Quant au raccordement au réseau électrique, la somme nécessaire aux travaux n’a pas encore pu être réunie. Une salle multimédia, équipé de 30 ordinateurs, est à la disposition des élèves. Mais sans courant, ils ne sont d’aucune utilité. Ils sont donc encore dans leurs emballages d’origine, rangés sur les étagères d’un placard…

Et sans électricité, les professeurs ne peuvent pas imprimer leurs documents pédagogiques ! Pour pouvoir assurer leurs cours, ils mettent les supports de travail qu’ils ont préparés sur une clé USB. Le proviseur la récupère pour imprimer les documents avec une imprimante du lycée qu’il a installée chez lui. Il les donne ensuite à l’intendant pour qu’il puisse aller les photocopier en plusieurs exemplaires.

 Un réel manque de moyens

Deux laboratoires pour les cours de physique-chimie et de biologie ont été aménagés. Mais l’équipe enseignante ne dispose d’aucun matériel scientifique pour assurer les travaux dirigés. Pas de pipette, de microscope ou encore d’ampèremètre. La salle de préparation est complètement vide. S’ajoute à ça le fait que les élèves n’ont pas de rapport direct à l’image ou au son durant les cours.

Bien que les professeurs disposent de vidéos et de DVD, il leur est en effet impossible de s’en servir, le matériel audiovisuel faisant défaut. Impossible de visionner un film sur l’évolution en SVT ou d’écouter un dialogue en anglais par exemple. Les conditions de travail sont donc vraiment diffi ciles, surtout pour la section scientifi que : le cours de maths n’a commencé qu’en décembre car aucun professeur n’était disponible avant. Les élèves ont donc pris beaucoup de retard sur le programme de l’année.

 Étudier sans livre, le quotidien des lycéens 

Autre souci, le lycée ne dispose pas de manuels. L’équipe enseignante se retrouve obligée d’emprunter des livres à un établissement de la ville voisine. Les oeuvres littéraires africaines et françaises qui sont au programme ne peuvent donc pas être étudiées entièrement. Le travail est limité à quelques extraits de texte. Des conditions de travail compliquées surtout pour ceux qui souhaitent passer le baccalauréat littéraire !

Évidemment, le proviseur le déplore : "Nous sommes en pleine contradiction. Nous manquons de moyens et, pourtant, on nous demande des résultats ! Les problèmes risquent de se ressentir encore plus l’année prochaine car nous aurons des classes de terminale… Mais nous n’avons pas le droit de baisser les bras, même si c’est diffi cile. Car en vérité, le plus dur a été fait. Aujourd’hui, nous devons essayer de trouver une solution. Il ne faut surtout pas abandonner, c’est une question d’honneur !"

 Un proviseur et des professeurs investis 

Voilà pour les petits et gros soucis. En matière de discipline, les problèmes se limitent généralement aux absences et aux retards. L’ouverture de l’établissement étant récente, et les professeurs n’ont pour l’instant pas rencontré de difficulté de comportement avec les élèves.

Côté scolarité, à la fin de chaque trimestre, le proviseur lit les cahiers de textes de chaque classe. Les 10 professeurs de l’établissement sont convoqués pour un entretien individuel. Cela permet de faire le point sur le programme, de recueillir les avis de l’ensemble des professeurs et d’évaluer la progression pédagogique.

Quant aux évaluations, elles se font par semestre. Pour le proviseur du lycée, il faut avant tout chercher à comprendre l’élève avant de l’évaluer. "Il faut essayer de percer le mystère de la société en allant au-delà du système des notes. Nous évitons d’être catégorique. Nous prenons en compte diff érents paramètres avant de décider si un élève peut passer à la classe supérieure ou s’il doit redoubler."

 Comprendre l’élève pour mieux l’évaluer

Cette préoccupation est d’ailleurs perceptible avant même de commencer les cours. Ainsi, lors de son inscription, l’élève remplit une fi che d’enquête sociale. On y trouve les informations générales : nom et prénom, âge, situation familiale, maladies, mode de déplacement pour aller en cours et durée du trajet, restauration… On peut ainsi découvrir qu’un élève a des diffi ultés à travailler le soir à la maison car il n’y a pas de courant chez lui. Cette banque de données aide à mieux comprendre le quotidien des jeunes et donc à mieux cerner leur travail.

Les professeurs évaluent le lycéen en prenant en compte son environnement, et non seulement en se basant sur des notes. Les parents sont éventuellement convoqués en fonction des diffi cultés que rencontre l’élève en classe. Ce processus de suivi permet d’éviter les mauvaises surprises en fin d’année et de mieux appréhender le travail de l’élève. Un bel exemple de pédagogie malgré le manque de moyens.

 

L’ÉDUCATION DES FILLES, UN VRAI PROBLÈME

Le lycée de Kidira compte 87 garçons pour 109 élèves. Les filles ne représentent donc qu’environ 20 % des eff ectifs ! Le nombre de jeunes Sénégalaises abandonnant leurs études est important. Les principales raisons les poussant à la déscolarisation sont les mariages et les grossesses précoces, qui les obligent à abandonner sous le poids de la tradition. Mais la tendance commence aujourd’hui à s’inverser grâce à une réelle prise de conscience et un effort des parents : « J’aime étudier. Ma matière préférée est le français. Je souhaite devenir avocate. Je sais que les études de droit me demanderont beaucoup d’efforts. Je devrai travailler très dur et apprendre par coeur pleins de textes juridiques mais je suis très motivée ! » nous confie Fatoumata, une lycéenne de 19 ans.

 

 

LES PAUSES SONT COURTES MAIS LA JOURNÉE FINIT TÔT

Les cours débutent à 8h et fi nissent à 15 h 30. Les élèves ont une récréation de 9 h 55 à 10 h 05, puis n’ont que 30 minutes pour déjeuner, entre 12 h et 12 h 30. Il n’y a pas de cantine. Les lycéens ayant une mobylette ou un vélo rentrent chez eux pour manger, les autres prennent un encas avec eux le matin avant d’aller en cours ou attendent la fin de la journée.

 L’ÉMIGRATION CLANDESTINE, UN PHÉNOMÈNE CROISSANT

De nombreux jeunes quittent le pays pour se rendre en Europe. L’Espagne et l’Italie sont devenus les nouveaux eldorados des Sénégalais. Ils partent par voie maritime ou terrestre, au risque de leur vie. Ce sont les conditions sociales diffi ciles qui les poussent à quitter leur pays et leur famille pour trouver un emploi. Chaque année, au Sénégal, on compte 200 000 jeunes supplémentaires sur le marché de l’emploi alors que le taux de chômage du pays atteint presque les 50 %.

 

Par Nadia Bijarch