Le Sénégal vient consolider son entrée dans l’ère de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire à des fins médicales. Le Professeur Amadou Tidiane Bâ, Ministre de l’Enseignement supérieur, des universités des centres universitaires régionaux et de la recherche scientifique, a procédé ce vendredi 16 avril 2010, à l’inauguration officielle de la Gamma Caméra installée à l’Hôpital Général de Grand Yoff (HOGGY), note un communiqué du ministère qui renseigne : « Cet appareil acquis pour le cout d’environ 200 millions de F CFA, est le fruit de la coopération entre l’Etat du Sénégal et l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) ». Cet équipement, a la particularité d’offrir aux patients, une technologie de pointe pour des diagnostics plus précoces et plus précis. Ce qui impliquera une meilleure prise en charge des patients et de meilleures chances pour leur guérison. Dans l’acquisition de cet instrument, il est indiqué que "l’action du Ministère de l’enseignement supérieur, des universités des centres universitaires régionaux et de la recherche scientifique, dans l’acquisition d’un tel dispositif, a été crucial. En tant que point focal de l’AIEA, au Sénégal, c’est ce département qui s’est acquitté de toutes les contributions financières, depuis les taxes douanières jusqu’à l’installation complète, en passant par le renforcement de capacités de l’équipe nationale de Médecine nucléaire, par l’octroi de bourses de formation, de visites scientifiques et de missions d’experts pour l’exploitation et la maintenance de cette Gamma Caméra ". Pour mémoire, le projet d’un service de médecine nucléaire moderne pouvant répondre aux besoins des populations ne s’est vraiment concrétisé qu’en 2005, dans le cadre du projet Sen/6/013 de coopération technique avec l’AIEA. La Gamma Caméra ne sera cependant acquise que dans le courant 2009, dans le cadre du projet Sen/6/017, dédié à la cardiologie nucléaire pour l’amélioration de la prise en charge des affections cardiovasculaires. Add Comment A Dakar, les temps changent. «"A la question qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand?", les jeunes enfants répondaient traditionnellement "footballeur professionnel"; maintenant ils veulent tous devenir lutteurs», explique Hassan Ndiaye, un instituteur de Dakar, qui sait que les études ne sont pas forcément la priorité de ses élèves. La passion pour la lutte a atteint son paroxysme le 4 avril 2010, le jour de la célébration des cinquante ans d'indépendance du Sénégal: deux lutteurs se sont affrontés dans une grande arène de Dakar devant des milliers de spectateurs et des millions de téléspectateurs. Avant le combat, les préparatifs durent des heures. Chacun y va de ses grigris, de ses prières et de ses libations. Les «échauffements télévisés» permettent d'impressionner l'équipe adverse. La plupart du temps ces affrontements peuvent s'achever après quelques secondes. En effet, au Sénégal, les combats de lutte frappée (l'usage des poings est autorisé) sont souvent très brefs. Dès qu'un lutteur est mis à terre ou qu'il a été assommé par un coup de poing, le combat est terminé. «Dans tout le pays, les lutteurs sont considérés comme des Dieux vivants», explique Khadija, une commerçante qui ne rate jamais un combat. Chaque dimanche, la télévision retransmet ces «luttes» qui passionnent jusque dans les campagnes les plus reculées. Ces joutes font d'autant plus rêver qu'elles rapportent de plus en plus d'argent. Dès son entrée dans l'arène, chacun des champions avait déjà gagné 100 millions de francs CFA (150.000 d'euros). Une très belle somme pour un combat qui n'a duré qu'une poignée de minutes et qui donnent le tournis dans un pays où le salaire minimum est fixé à 55 euros mensuel. Et où la grande majorité des habitants n'ont de toute façon pas accès à un emploi salarié. Un jeune enseignant gagne à peine 300 euros par mois. Un sac de riz ou un bœuf Jamais un combat de lutte n'avait rapporté autant à Dakar que celui du 4 avril. Le précédent record date de l'année dernière. Un lutteur avait touché 80 millions de francs CFA. «Jusqu'au début des années 90, je donnais des cachets qui ne dépassaient pas les trois millions de francs CFA, alors vous voyez la révolution», explique le promoteur de confrontation de lutte Gaston Mbengue. Cet organisateur de combat particulièrement médiatique est lui-même devenu une grande star, aussi célèbre dans le domaine de la lutte sénégalaise que Don King aux Etats-unis dans celui de la boxe. «Il y a quelques années, les grands champions gagnaient à peine un sac de riz ou un boeuf. Aujourd'hui, leur fortune fait rêver tout le monde», explique l'écrivain sénégalais, Barka Ba. En quinze ans, le business de la lutte a connu un essor considérable. Les chaînes de télévision, notamment la RTS (Radio télévision sénégalaise, la chaîne publique) réalisent des audiences record grâce à la retransmission des combats. Elles versent des montants énormes pour les droits de retransmission. Ces sommes sont tellement importantes quelles refusent d'en communiquer le montant. Mais cela reste très rentable pour elles: le marché publicitaire a connu une très forte croissance au Sénégal au cours de la dernière décennie. Les lutteurs signent aussi de très lucratifs contrats publicitaires. «Tyson» et «Yekini», les deux lutteurs qui se sont affrontés le 4 avril, ont signé des dizaines de contrats publicitaires. «Tyson» est une immense star. Exilé aux Etats-unis depuis trois ans à la suite d'un combat dont le verdict ne l'avait pas satisfait, il possède un sens consommé de la mise en scène. Ce grand américanophile, qui se couvre le corps du drapeau à bannière étoilée avant chacun ses combats, est devenu un modèle pour une jeunesse qui rêve d'Amérique. Mais le 4 avril il a été battu par Yekini. Poussée par l'énormité des sommes en jeu, une revanche sera bientôt organisée. Les lions abattus Pour assister aux combats de lutte, des milliers de Sénégalais sont prêts à payer leur entrée au stade au prix fort. Bien plus que pour les matches de football. Les places valent de 1.000 francs CFA (1,5 euro) à 200.000 francs (plus de 300 euros, davantage que le salaire mensuel d'un jeune enseignant). Sur les plages, des milliers de jeunes s'entraînent. Ils font partie d'écoles de lutte. Ils multiplient les séries de pompes, se couvrent le corps de sable et s'affrontent pendant des heures. «La pêche ne rapporte plus rien. Les océans sont vides. Je ne veux pas devenir pêcheur comme mon père, explique Abasse, l'un de ces jeunes. Je vais devenir lutteur professionnel. Je vais gagner des millions, comme tous ces grands champions que je vois à la télévision. Je serai le nouveau Tyson». L'engouement pour la lutte est d'autant plus grand que le football a toujours autant de mal à retrouver ses marques et que l'équipe nationale est plus que jamais en piteux état. «Depuis le mondial 2002, l'équipe de football du Sénégal nous a tout le temps déçus. A l'époque nous avions vaincu la France en match d'ouverture de la coupe du monde. El hadji Diouf, notre buteur faisait rêver le Sénégal. C'était la vraie star. Mais maintenant, tout ça s'est terminé», m'explique Aminata, une étudiante qui rêve d'épouser un lutteur. «Nous ne pardonnons pas aux « lions de la Teranga » de ne pas s'être qualifiés pour la coupe du monde. Alors que l'équipe avait participé aux quarts de finale lors du mondial 2002. Et qu'elle aurait pu aller beaucoup plus loin si les footballeurs n'étaient allés en boite de nuit la veille des matches», explique un supporter déçu. Suprême humiliation pour les «lions de la Téranga», ils n'ont même pas participé à la dernière coupe d'Afrique des nations. Ils ne sont pas parvenus à se qualifier pour cette compétition où ils avaient si souvent brillé lors des dernières années. Malgré de grands talents individuels comme le buteur Mamadou Niang qui fait les beaux jours de l'OM, les «lions de la Téranga» ne parviennent plus à aligner une équipe compétitive. Alors la lutte n'en finit pas de prendre de l'ampleur et supplante le football chaque jour un peu plus. Pierre Malet slate.fr Abeokuta, Nigeria - Le Nigeria a battu le Sénégal par deux buts à 0, dimanche, à Abeokuta, en finale de la Coupe de l'Union des fédérations ouest-africaines de football (UFOA). Les deux buts ont été inscrits au cours la seconde mi-temps par Gabriel Ruben et Solomon Okpako. Les Nigérians succèdent au palmarès aux Sénégalais, vainqueurs de l'avant-dernière édition jouée au Togo. Le Ghana a enlevé la troisième place du tournoi en battant le Burkina Faso par un but à zéro. Le tournoi regroupait huit pays: Nigeria, Sénégal, Ghana, Guinée, Burkina Faso, Bénin, Togo et Liberia. Maguinee.com Le Sénégal disposera sous peu de sa première université des métiers, a appris APA mercredi auprès de responsables de la Fondation Concorde- Développement solidaire Sénégal lors de la présentation du projet. Selon M. Michel Rousseau, Président de la Fondation Concorde, le projet sera implanté dans la communauté rurale de Diebène Gandiole situé à 12 km de la ville de Saint-Louis (au nord du Sénégal). Il estime que le projet répond aux besoins du Sénégal notamment ceux des entreprises. C’est ainsi que les promoteurs entendent mettre l’accent sur un certain nombre de filières. M. Rousseau avance, (sous réserve de l’accord des autorités sénégalaises) les filières concernant secteurs tels que la santé (métiers d’auxiliaire de la médecine), l’écotourisme, l’hôtellerie, la restauration, les bâtiments et les travaux publics, les télécommunications. Il y aura également un volet réservé aux énergies renouvelables, le traitement des déchets et l’assainissement. Ce dernier volet justifie la pertinence du choix du site choisi qui est au centre d’une zone connaissant des problèmes d’eau potable. L’importance des différents volets de formation envisagés par les promoteurs de l’Université des métiers justifie le soutien des autorités de la Chambre de commerce de Dakar d’après le docteur Daouda Thiam, vice –président de cette institution consulaire. « Ce projet est une réponse au chômage endémique des jeunes qui représentent 30% de la population sénégalaise, a dit le docteur Thiam, ajoutant que le Sénégal a besoin de ressources humaines de qualité dans le cadre de l’emploi salarié et non salarié. Pour sa part, Jean Christophe Ruffin, ambassadeur de France au Sénégal, classe le projet dans le cadre de la stratégie de la France de lutte contre l’immigration. C’est pourquoi, a-t-il dit, le ministère français de l’Immigration a mis dans ce projet des fonds d’un montant de 1.200 million d’euros. Moussa Sakho, ministre sénégalais de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, a précisé que le coût du projet est de 5 millions d’euros dans sa première phase et 2 millions d’euros pour la deuxième. La pause de la première pierre est prévue pour le premier juin 2010 par le Président Wade. Pressafrik La fédération nationale des acteurs de la filière lait local du Sénégal se sont réunis pour trouver une solution à l’étau qui les étouffe. En effet ces acteurs veulent dénoncer l’importation du lait en poudre qui étouffe le développement du lait local. Le président de la FENALIS, M. Bocar Diop a fait savoir qu’ils sont confrontés à une concurrence déloyale qui est lié à l’importation du lait en poudre importé mais surtout au fait que ce lait n’est pas taxé comme il se doit. En effet, selon ce dernier, il est taxé à 5% ce qui ne permet pas au lait local d’être compétitif. En plus de tout cela, le président trouve que la filière n’est pas soutenue, il y a une insuffisance d’équipements de collecte, de conservation et de transformation du lait, l’enclavement des zones de production entre autre. Cependant, souligne Mr Diop les acteurs de la filière lait sont capable de couvrir les besoins de consommation en lait au niveau national. Selon lui, ils disposent d’un cheptel de 3 163 000 bovins dont 70% de femelles, ce qui fait un potentiel de production de lait de 1 600 000 l/J. Comme solution, ces acteurs appellent l’Etat a organisé une campagne laitière comme il en fait dans le domaine de l’agriculture, du coton et autre. La FENALIS propose l’institutionnalisation de campagnes de collecte, de conservation, et de transformation du lait à partir de 2 zones test (Ferlo, et Sud). Selon le président, il a été constaté que la surproduction durant l’hivernage pousse les producteurs à déverser le lait alors qu’au même moment le Sénégal continue d’importer du lait. La FENALIS opère dans le secteur du lait dans 4 régions agro sylvopastorales du Sénégal. Elle vise à promouvoir le lait local et à réduire la domination du lait en poudre dans la consommation des ménages. DAKAR, 15 AVR 2010 | L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé jeudi à Dakar la situation au Sénégal de "dizaines de milliers d'enfants astreints à la mendicité", trop souvent "exploités et maltraités, soi-disant au nom de la religion". http://www.tdg.ch/depeches/monde/senegal-hrw-denonce-systeme-exploitation-enfants-mendiants Dakar, 13 avr (APS) - L’ambassade de Palestine à Dakar a appelé mardi le Sénégal, les gouvernements africains et la communauté internationale à mettre fin à ‘’la politique d’apartheid’’ instaurée par Israël en raison de ses menaces pour la paix au Moyen-Orient. Le Sénégal préside l’Organisation de la conférence islamique (OCI) et le Comité des Nations unies pour les droits inaliénable du peuple palestinien. ‘’L’ambassade de l’Etat de Palestine au Sénégal condamne avec vigueur le décret militaire israélien pris par le commandement des forces israéliennes d’occupation en Cisjordanie’’, indique un communiqué transmis à l’APS. ‘’Cette décision arbitraire qui entre en vigueur aujourd’hui, vise à organiser l’arrestation et la déportation de dizaines de milliers de Palestiniens vivant en Cisjordanie et vider la terre de sa population’’, selon la même source. La mesure israélienne concerne notamment les Palestiniens détenteurs d’une carte d’identité avec une adresse dans la Bande de Gaza ou ceux qui sont nés dans ce territoire, ainsi que leurs descendants. ‘’Il vise également les Palestiniens nés en Cisjordanie ou à Jérusalem-Est, Al Qods, qui ont pour diverses raisons perdu leur statut de résident, conféré par Israël, à la suite par exemple d’un séjour à l’étranger, ainsi que les épouses et époux de Palestiniens d’origine étrangères’’, ajoute le texte. Israël occupe militairement la Cisjordanie, la Bande de Gaza et Jérusalem-Est depuis 1967. L’Etat hébreu fait fi des nombreuses résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies qui, depuis cette date, demande à un retrait israélien de la Palestine. Depuis 2000, rappelle la représentation palestinienne, Tel-Aviv a mis en œuvre ‘’diverses pratiques cyniques visant à vider la terre de sa population et à déstructurer aussi bien territorialement que socialement les territoires occupés palestiniens’’. En outre, poursuit le communiqué, Israël impose, depuis quatre ans, un strict blocus de Gaza qui empêche les Palestiniens originaires de cette enclave de se rendre en Cisjordanie et vice et versa. ‘’Appliquant cette politique d’apartheid de façon encore plus virulente, l’actuel gouvernement s’appuyant sur l’extrême droite israélienne montre son véritable visage et qu’il n’a aucunement l’intention d’entamer quelque processus de paix que ce soit’’, estiment les diplomates palestiniens à Dakar. ‘’Pis, il cherche par cette politique d’apartheid à provoquer une montée des tensions et de la violence afin d’empêcher la poursuite de la stabilité récente et le développement économique des territoires palestiniens occupés.’’ Destiné aux administrateurs de sociétés, le nouveau code de gouvernance d’entreprise dont vient de se doter le Sénégal propose une palette de bonnes pratiques. Qui, utilisées, permettent d’organiser plus efficacement le fonctionnement et le processus de décision des instances les plus importantes. Ce nouveau code a été présenté hier aux administrateurs et parties prenantes lors d’un atelier de validation. La suite sur http://news.google.com/news/story?ncl=http://www.walf.sn/economique/suite.php%3Frub%3D3%26id_art%3D63432&hl=fr REUSSIR - Réunion de la commission mixte : Ankara et Dakar pour la promotion des investissements. 04/07/2010
Le Sénégal et la Turquie ont signé mardi lors de la réunion de la commission mixte entre les deux, un procès verbal sur la promotion des investissements et la double imposition sur les taxes. Pour le ministre de l’intérieur turc Béchir Altalay, le protocole d’accord concerne la promotion des investissements et la double imposition sur les taxes afin de faciliter l’investissement dans les domaines tels que la santé, l’éducation, l’agriculture, l’industrie et les infrastructures. ‘’Nous levons tous les obstacles afin d’inciter les secteurs privés des deux pays à faire des investissements communs pour en fait développer leurs relations commerciales’’ a-t-il souligné. Par ailleurs, la commission mixte sénégalo – turque dont la délégation sénégalaise était conduite par Madické Niang ministre des affaires étrangères, a abordé la lutte contre l’insuffisance alimentaire à travers la Grande Offensive Agricole pour la Nutrition et l’Abondance (GOANA) et monsieur Atalay a affirmé à ce propos à son homologue la disponibilité de la Turquie pour soutenir le Sénégal dans ce domaine. ‘’Nous avons une très grande expérience dans le domaine agricole même si nous sommes un pays industrialisé. 25% de la population vit dans les villages et l’agriculture est une activité très importante et nous allons supporter tous les projets dans ce domaine’’ a expliqué le responsable turc. En outre, Ankara a annoncé la suppression des visas sur les passeports de services et diplomatiques. ‘’ La suppression des visas pour les passeports de services et les passeports diplomatiques vise à mieux renforcer la coopération entre le Sénégal et la Turquie. ‘’Nous nous sommes fixés un délai de deux ans pour concrétiser les actions déjà engagés ; Nous avons décidé dans le courant de l’ Année 2010 la suppression des visas pour les officiels Sénégalais et les détenteurs de passeports diplomatiques pour mieux intensifier les relations entre les deux pays’’ a déclaré Béchir Altalay . A sa suite, le chef de la diplomatie sénégalaise Madické Niang dira que cette relation fera date dans l’histoire des relations bilatérales entre les deux pays. ‘’Nous sommes sortis de l’accord de 1992 pour aller vers des domaines beaucoup plus vastes. Nous pensons que la Turquie a un rôle a joué dans ces projets en tant que pays au vivier culturel important’’ s’est réjouis le diplomate Sénégalais. Des événements comme la célébration du cinquantenaire de l’indépendance et l’inauguration du monument de la Renaissance africaine doivent être source de profit pour certains secteurs comme l’hôtellerie. Si les grands hôtels implantés aux alentours du monument de la renaissance affichent le plein, ceux situés en centre ville ne semblent pas prendre leur part du gâteau. La kyrielle d’activités retenues dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance est une opportunité pour certaines structures hôtelières. A l’image des grands événements sportifs et culturels internationaux, la fête de l’indépendance du 4 avril et l’inauguration du Monument de la renaissance africain ont enregistré l’arrivé de plusieurs invités venus des quatre coins du monde pour prendre part à ces événements symboliques. Un tour d’horizon dans les hôtels réputés « grands » de la place a permis de se rendre compte que les structures implantées dans les quartiers de Yoff, Almadies et le long de la cornique ouest tirent plus profit à ces fêtes. C’est à l’image du Méridien Président où, le monsieur de la réception qu’on a eu au bout du fil, informe que l’hôtel est plein du 2 au 5 avril. A l’en croire, « la plupart de nos clients actuels sont venus pour prendre part aux festivités du cinquantenaire de l’indépendance notamment l’inauguration du monument et le défilé du 4 avril ». Même son de cloche pour le voisin d’en face, l’hôtel Les Almadies. La dame qu’on a eu au téléphone nous apprend que « l’hôtel est plein du 31 mars au 6 avril. On n’a plus de chambre à vendre ». Cette dame pense que la structure dans laquelle elle travaille a bel et bien tiré profit des festivités commémorant le cinquantenaire de l’indépendance du Sénégal ainsi que l’inauguration du monument de la renaissance. A l’en croire, « la plupart de nos clients viennent pour les festivités qui se passent actuellement dans le pays ». Cette même situation est constatée à l’hôtel Ngor Diarama. La réceptionniste ayant reçu notre appel nous a d’entré servi : « actuellement, on est fool (ndlr : plein) et on a même bloqué les réservations ». Ce qui l’amène à dire : « en tout cas, les fêtes du cinquantenaire ont un impact positif pour notre hôtel ». Du moment que, a-t-elle poursuivi, « il y a quelque jours, c’était le calme plat avec la basse saison pendant laquelle on enregistre moins de clients ». La bonne dame a tenu à signaler que « généralement, l’affluence enregistré actuellement ne s’observe que lorsque le pays accueille des manifestations internationales ou des grandes rencontres qui voient les gens venir de partout ». A l’en croire, « l’hôtel Ngor Diarama avait enregistré le même rush, lors de la célébration de la fête de l’indépendance de l’année dernière, parce qu’il y avait la délégation du président libyen, Mouammar Kadhafi qui avait occupé toutes les chambres de l’hôtel ». Dans le lot des hôtels ayant tiré profit de cet événement figure le complexe hôtelier Terrou Bi. Son directeur général, M. Rahal, qui nous a rappelé, après avoir reçu le message qu’on avait laissé aux membres de son équipe, a reconnu l’impact positif de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance. M. Rahal fait savoir : « on est plein jusqu’au 6 avril et une partie de l’hôtel est prise par les gens venus pour l’inauguration du monument de la renaissance africaine ». En plus de cela, a-t-il poursuivi, « nous avons une clientèle fidèle et nous travaillons bien aussi ». Parmi les hôtels situés non loin du monument de la renaissance africaine, seul Océan de Yoff, affirme n’avoir pas ressenti l’impact de ces festivités. Le réceptionniste eu au téléphone, a fait savoir : « on n’a nos clients habituels qui sont là depuis deux semaines. On n’a pas enregistré ni de nouvelles réservations encore moins des arrivées de clients ». Ce qui l’amène à dire : « L’hôtel Océan ne peut pas dire qu’il a tiré profit de la célébration de la fête de l’indépendance et l’inauguration du monument de la renaissance ». Le centre ville fait dans le flou Si les hôtels implantés dans les quartiers des Almadies, Yoff et Corniche affichent le sourire compte tenu de l’impact des festivités du cinquantenaire de l’indépendance sur leurs affaires, la plupart de ceux situés en centre ville font dans le flou. C’est à l’image des Hôtels Accords (Novotel et Pullman Téranga) qui, malgré des appels incessants entre le service réservation et la direction commerciale de ce groupe qui est implantée à l’hôtel Novotel, n’ont pas voulu se prononcer sur ce sujet. Le monsieur qui a finalement voulu nous parler, après avoir pris connaissance de l’objet de notre appel nous sert : « On ne peut pas répondre à vos questions ». Même attitude pour Le Café de Rome où, une dame à qui on a rappelé à deux reprises, nous balance au finish : « désolé monsieur, les clients attendent, on ne peut pas vous renseignez ». Le Radisson Blu quant à elle, a voulu faire dans le protocolaire et la surenchère. Un certain M. Samuel Bern qui semble être la personne indiquée pour répondre à notre requête, nous a simplement demandé de lui faire parvenir nos questions par courrier électronique pour voir dans quelle mesure il pourra répondre. Parmi les « grands » hôtels du centre ville contactés, seuls Savana Dakar a voulu faire le point. Le directeur d’hébergement, M. Diogoye Gningue avise : « avec les festivités du cinquantenaire, des clients commencent à arriver ». M. Gningue estime que « cette fois-ci, c’est spécial parce qu’habituellement, on n’avait pas cette affluence en période de célébration de la fête de l’indépendance ». Il avise, par cette occasion que « la Présidence a appelé pour nous dire qu’il y a des gens qui vont descendre chez nous ». Mais, a-t-il précisé : « la plupart de nos clients qu’on a eu actuellement règle eux-mêmes leur frais d’hébergement. http://www.sudonline.sn/spip.php?article1552 |