Le Soleil - La Radio télévision du Sénégal (Rts) a honoré ses travailleurs méritants, samedi dernier. Le directeur général, Babacar Diagne, a levé le voile sur les nouveaux défis de l’entreprise lors de la cérémonie présidée par le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et des Organisations professionnelles, Zakaria Diaw, et le ministre de la Communication et Porte-parole du Gouvernement, Moustapha Guirassy.La Radio télévision du Sénégal (Rts) a sacrifié une fois de plus à la traditionnelle cérémonie de décoration de ses agents. L’esprit d’une telle fête est d’éveiller le culte du travail bien fait, d’une part, et d’inciter les jeunes ou les autres à s’inspirer des décorés. « Ces médailles sont les résultats d’un dévouement et d’une abnégation constants dans l’exercice de vos professions respectueuses. Elles servent d’exemples et font de vous des modèles à suivre et à prescrire aux jeunes et aux futurs travailleurs en termes de comportements, de discipline et de conscience professionnelle », fait remarquer le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et des Organisations professionnelles, Zakaria Diaw.
La cérémonie de décoration a repris ses droits après quelques années de suspension. Le travail entrepris par la nouvelle direction a ouvert une page de certitudes pour la Rts. « Il y a quelques années, on était au fond de l’abîme. Aujourd’hui, les capacités managériales, les relations humaines du directeur général, Babacar Diagne, ont fait rebondir l’entreprise et l’ont amenée à ce point », souligne le directeur des Ressources humaines, Mamadou Lo Ndiéguène, qui s’est réjoui de la présence du directeur général du quotidien national Le Soleil, Cheikh Thiam. A l’esprit managérial, le directeur général, Babacar Diagne, a relevé le sacrifice consenti par tous les agents pour replacer la Rts sur les marches de la performance. « Tout se fait de façon collégiale à la Rts. Le directeur n’est qu’un chef d’orchestre. Les travailleurs de la Rts ont le sens inné du service et du devoir. Les agents font preuve de beaucoup d’abnégation au quotidien pour faire leur travail », a laissé entendre Babacar Diagne. Au juste, le ministre de la Communication et Porte-parole, du Gouvernement, Moustapha Guirassy, fait écho de l’émergence des principes essentiels de la viabilité de toute entreprise. « Le travail que vous avez abattu a produit la culture de l’entreprise. Beaucoup d’entreprises naissent. Elles ont des moyens. Mais elles ne parviennent pas à construire et à bâtir la culture de l’entreprise. Sans cette culture, l’entreprise n’a pas d’âme. L’entreprise éclate », souligne le ministre Moustapha Guirassy qui se félicite que la Rts soit de plus en plus associée au professionnalisme et à la qualité. « Vous avez réussi le changement de mentalité. Le sentiment d’appartenance à la Rts est à magnifier », note le ministre Moustapha Guirassy.
La remise à flot de l’entreprise pose l’urgence de maintenir les acquis. Ici, les agents et les administrateurs se préparent à se conformer à l’ère du temps. Par conséquent, ce basculement et la prise en compte de toutes les potentialités économiques et de la diversité culturelle du pays requirent des moyens importants. « Le premier défi, c’est le financement. C’est à la Rts, au Soleil, et à l’Aps de prendre tous les potentiels économiques, socioculturels de ce pays. Le volet financier est important pour qu’on puisse jouer notre rôle de service publique », s’exprime le directeur général de la Rts, Babacar Diagne. Le financement de l’audiovisuel est nécessaire pour assurer sans anicroche le passage à l’ère du numérique. La diffusion analogique ne sera plus de vigueur à partir de 2015 à travers le monde. « Le deuxième défi, c’est celui de la technologie. C’est une décision mondiale, nous passons au numérique. La Rts en tant que chaîne africaine se prépare à ce saut. Nous avons déjà une bonne partie de nos équipements qui sont en numérique. Nous nous préparons à ce saut technologique », soutient le directeur général, Babacar Diagne. Faudrait-il aussi ajouter la nécessité de rompre avec des comportements qui déparent avec les réalités actuelles d’une entreprise de presse du service public. « Nous partageons le 3e défi avec le Soleil. Ce n’est pas normal que dans une entreprise de presse que l’on se considère comme des fonctionnaires, comme des personnes qui sont dans l’administration. Il faut que les personnes sachent qu’on est dans une entreprise de presse. Cela veut dire que nous devons avoir une culture d’entreprise, de la compétitivité, de la qualité », énumère Babacar Diagne.