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Le soleil - En Afrique subsaharienne, le Sénégal est le pays qui alloue le plus de financement à l’Enseignement supérieur. La prise en charge d’un étudiant revient à l’Etat à 990.000 FCfa par an, selon l’expert de la Banque mondiale, Atou Seck. Il affirme que l’institution financière apportera son concours au Sénégal dans sa politique de réforme de l’Enseignement supérieur.« Le Sénégal dépense 990.000 FCfa par étudiant. Il dépense 18 milliards de FCfa pour les bourses nationales et 8 milliards pour les bourses extérieures », révèle Atou Seck, qui faisait la communication sur le thème : « Revue des dépenses publiques de l’Enseignement supérieur 2005 et 2008 ».

Selon lui, le Sénégal fait ainsi partie des pays qui allouent le plus de financement à l’Enseignement supérieur, alors que les universités ougandaises et ghanéennes couvrent la moitié de leurs besoins sur fonds propre.

« Le Sénégal alloue 1,2 % de son Pib à l’Enseignement supérieur, alors que les autres pays au sud du Sahara accordent 0,6 % de leur Pib. Les dépenses de l’Etat pour le secteur ont augmenté de 9,3 % par an entre 2005 et 2008 », renseigne l’expert de la Banque mondiale, Atou Seck. Même si cet investissement n’est pas aligné sur les priorités, il a permis de relever le taux d’adultes sénégalais ayant fait des études universitaires. « Le savoir détermine la différence entre la pauvreté et la richesse. 4 % des adultes sénégalais ont des diplômes d’études supérieures », fait savoir son collègue Jamil Salmi.

Revoir les méthodes d’enseignement

La Bm compte appuyer le Sénégal pour rendre l’Enseignement supérieur efficace et efficient. « La Banque mondiale nous apportera son aide dans l’introduction des LMD pour l’amélioration de la qualité de l’Enseignement supérieur, la réforme de la gestion et le financement et l’introduction des Tic. Elle nous aidera à concevoir une stratégie de réforme de l’Enseignement supérieur à long terme », révèle le directeur de l’Enseignement supérieur, le Pr Pape Guèye. Au Sénégal, une bonne partie du budget est destinée aux actions sociales.

De l’avis de Jamil Salmi, les budgets doivent accorder plus d’importance à l’utilisation des Tic, soulignant que dans les années à venir, tout va se structurer autour des Tic. « Nos universités doivent revoir leur système d’enseignement. Nous ne pouvons pas bourrer les crânes des étudiants comme on le faisait il y a quelques années. Il y aura de moins en moins de cours en salle et plus de cours virtuels, de cours en ligne », avertit Jamil Salmi.

Le spécialiste de la Banque mondiale invite les universités africaines à instaurer les bases d’un système interactif de transmission de savoir. « Nous devons revoir nos méthodes d’enseignement. Il faut un apprentissage interactif, un apprentissage en équipe », insiste l’expert.



Idrissa SANE


 
 
Le Soleil - La Radio télévision du Sénégal (Rts) a honoré ses travailleurs méritants, samedi dernier. Le directeur général, Babacar Diagne, a levé le voile sur les nouveaux défis de l’entreprise lors de la cérémonie présidée par le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et des Organisations professionnelles, Zakaria Diaw, et le ministre de la Communication et Porte-parole du Gouvernement, Moustapha Guirassy.La Radio télévision du Sénégal (Rts) a sacrifié une fois de plus à la traditionnelle cérémonie de décoration de ses agents. L’esprit d’une telle fête est d’éveiller le culte du travail bien fait, d’une part, et d’inciter les jeunes ou les autres à s’inspirer des décorés. « Ces médailles sont les résultats d’un dévouement et d’une abnégation constants dans l’exercice de vos professions respectueuses. Elles servent d’exemples et font de vous des modèles à suivre et à prescrire aux jeunes et aux futurs travailleurs en termes de comportements, de discipline et de conscience professionnelle », fait remarquer le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et des Organisations professionnelles, Zakaria Diaw.

La cérémonie de décoration a repris ses droits après quelques années de suspension. Le travail entrepris par la nouvelle direction a ouvert une page de certitudes pour la Rts. « Il y a quelques années, on était au fond de l’abîme. Aujourd’hui, les capacités managériales, les relations humaines du directeur général, Babacar Diagne, ont fait rebondir l’entreprise et l’ont amenée à ce point », souligne le directeur des Ressources humaines, Mamadou Lo Ndiéguène, qui s’est réjoui de la présence du directeur général du quotidien national Le Soleil, Cheikh Thiam. A l’esprit managérial, le directeur général, Babacar Diagne, a relevé le sacrifice consenti par tous les agents pour replacer la Rts sur les marches de la performance. « Tout se fait de façon collégiale à la Rts. Le directeur n’est qu’un chef d’orchestre. Les travailleurs de la Rts ont le sens inné du service et du devoir. Les agents font preuve de beaucoup d’abnégation au quotidien pour faire leur travail », a laissé entendre Babacar Diagne. Au juste, le ministre de la Communication et Porte-parole, du Gouvernement, Moustapha Guirassy, fait écho de l’émergence des principes essentiels de la viabilité de toute entreprise. « Le travail que vous avez abattu a produit la culture de l’entreprise. Beaucoup d’entreprises naissent. Elles ont des moyens. Mais elles ne parviennent pas à construire et à bâtir la culture de l’entreprise. Sans cette culture, l’entreprise n’a pas d’âme. L’entreprise éclate », souligne le ministre Moustapha Guirassy qui se félicite que la Rts soit de plus en plus associée au professionnalisme et à la qualité. « Vous avez réussi le changement de mentalité. Le sentiment d’appartenance à la Rts est à magnifier », note le ministre Moustapha Guirassy.

La remise à flot de l’entreprise pose l’urgence de maintenir les acquis. Ici, les agents et les administrateurs se préparent à se conformer à l’ère du temps. Par conséquent, ce basculement et la prise en compte de toutes les potentialités économiques et de la diversité culturelle du pays requirent des moyens importants. « Le premier défi, c’est le financement. C’est à la Rts, au Soleil, et à l’Aps de prendre tous les potentiels économiques, socioculturels de ce pays. Le volet financier est important pour qu’on puisse jouer notre rôle de service publique », s’exprime le directeur général de la Rts, Babacar Diagne. Le financement de l’audiovisuel est nécessaire pour assurer sans anicroche le passage à l’ère du numérique. La diffusion analogique ne sera plus de vigueur à partir de 2015 à travers le monde. « Le deuxième défi, c’est celui de la technologie. C’est une décision mondiale, nous passons au numérique. La Rts en tant que chaîne africaine se prépare à ce saut. Nous avons déjà une bonne partie de nos équipements qui sont en numérique. Nous nous préparons à ce saut technologique », soutient le directeur général, Babacar Diagne. Faudrait-il aussi ajouter la nécessité de rompre avec des comportements qui déparent avec les réalités actuelles d’une entreprise de presse du service public. « Nous partageons le 3e défi avec le Soleil. Ce n’est pas normal que dans une entreprise de presse que l’on se considère comme des fonctionnaires, comme des personnes qui sont dans l’administration. Il faut que les personnes sachent qu’on est dans une entreprise de presse. Cela veut dire que nous devons avoir une culture d’entreprise, de la compétitivité, de la qualité », énumère Babacar Diagne.



Idrissa SANÉ


 
 
Le professeur d'histoire de Dakar qui séjourne à l'Institut d'études avancées rompt avec quelques idées reçues.En scientifique averti, Ibrahima Thioub ne s'ennuie pas de circonvolutions pour parler de l'esclavage dont on célèbre le 162e anniversaire de l'abolition. Le professeur d'histoire sénégalais qui s'est installé pour trois mois à l'Institut d'études avancées de Nantes, affiche aussi une vision contemporaine très instructive.

 

Vous travaillez depuis dix ans sur la question de l'esclavage. Que retenez-vous de vos recherches ?

Ibrahima Thioub : « La première chose qui me frappe c'est la confusion que l'on fait entre esclavage et traite. Dès que l'on parle esclavage, on se rapporte à une intervention extérieure sur l'Afrique. C'est simplificateur. On réduit l'Afrique à un bloc naturel sur lequel agit l'Europe à partir du XVe siècle. Comme une chose. Or, l'esclavage est un phénomène d'une complexité incroyable. Il date de l'antiquité. Il est universel. Et en Afrique, il est conduit par une classe dirigeante qui contrôle les états, cherche à s'enrichir et procède à des pillages de villages. Les esclaves sont d'abord les exclus du pouvoir politique : des paysans qui ne possèdent pas les ressources pour racheter les membres de leur famille capturés lors des razzias et vendus aux compagnies européennes, les états et seigneurs de guerre contre l'alcool, les armes, le fer, les tissus ».

 

L'élite africaine a facilité la traite ?

« La classe dirigeante met en place une économie de prédation fondée sur une connexion à l'économie atlantique qui joue alors un rôle de fournisseur. Bien sûr, la responsabilité des puissances occidentales, dont la France, est écrasante et première dans la traite. Mais on ne peut ignorer que des élites africaines prédatrices ont facilité ce trafic et ne peuvent pas être exonérées. Cet engagement ne relevait point d'une contrainte inévitable ».

 

Ces mécanismes ont-ils encore une influence ?

« C'est la seconde observation que je tire de mes recherches : l'héritage culturel et social très fort que les traites ont laissé en Afrique. On dit que le passé éclaire le présent. C'est le présent qui me permet aujourd'hui de comprendre le passé. En Afrique les zones de tension sont toujours dans les espaces où se découvrent et s'exploitent des ressources naturelles comme le pétrole. Ces ressources sont capturées par une élite qui les envoie à des grandes entreprises occidentales en échange des bolides que l'on voit circuler dans nos capitales. Et pendant ce temps-là, les petits producteurs africains sont à la rue pour vendre des cartes de téléphone et finissent par s'entasser dans des pirogues de fortune pour rejoindre l'Europe ».

 

On recommence ?

« C'est la nouvelle traite des esclaves avec livraison à domicile ! Et les nouveaux négriers sont les pétroliers européens, les grosses entreprises qui usent des mêmes mécanismes qu'avant. Leurs acolytes les états africains et leurs gouvernants gavés de produits d'aucune utilité pour les populations. La guerre civile que vient de vivre le Congo n'a jamais été une bataille d'ethnies comme on le dit souvent, mais une guerre du pétrole manoeuvrée par l'Europe ».

 

Et la contestation n'est jamais venue ?

« Depuis plusieurs siècles, les Africains ont su prendre des initiatives. Chaque siècle, des mouvements ont proposé des alternatives fortes mais pas forcément visibles parce que très peu mises en évidence par la recherche. À chaque fois, des leaders ont pu mobiliser les populations, parfois sans armes.

C'est cet héritage qu'il faut remettre en mouvement. Le terreau est là. Il manque les leaders. Et quand un leader émerge, on le tue ou on l'intègre dans un système dominant. Ce système dont le symbole premier est l'obésité affichée comme signe d'aisance sociale ! »

 

Où est l'espoir alors ?

« Il n'est pas perdu. Ces alternatives se trouvent aujourd'hui dans le discours des groupes de musique de la jeunesse porté par le mouvement critique hip-hop, dans la culture cinématographique, littéraire. Nantes peut soutenir ces groupes, ces voix des sans voix, qui maintiennent le flambeau vivant contre les logiques de la prédation pour passer du champ culturel au champ citoyen et politique ».

 

Recueilli par J-D Fresneau

Presse-Océan

 
 
Afriquejet.com - Dakar, Sénégal - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a annoncé vendredi, l'imminence du vote de la loi sur la parité entre hommes et femmes dans toutes les assemblées électives et les sociétés nationales.

S'exprimant à l'ouverture officielle de la 9ème édition de la Biennale de l'art africain contemporain de Dakar (Dak'Art 2010), marquant également le 20ème anniversaire de ladite manifestation et qui va se prolonger jusqu'au 7 juin, le président Wade a affirmé : "Aujourd'hui, nous sommes à un moment qui constitue un tournant pour notre pays, car l'Assemblée nationale va bientôt voter la loi sur la parité hommes-femmes".

Selon lui, cette loi va s'appliquer à toutes les assemblées électives, à savoir : l'Assemblée nationale, le Conseil économique et social, le Sénat, les conseils municipaux et ruraux et les conseils d'administration de toutes les sociétés à dominante comptables de l'Etat.

Cette loi s'inscrit dans une logique de donner plus de représentativité à la gent féminine, car depuis quelques années, le Sénat compte 40 pour cent de femmes, et l'Assemblée nationale, un peu moins, a rappelé le président Wade.

Dakar - Pana 08/05/2010 

 
 
Blog.lefigaro.fr - C’est comme cela que l’on nous avait présenté le Sénégal avant le départ en Juillet dernier. Plusieurs documentaires et articles semblaient confirmer la chose.Après une réalité bien différente découverte au Moyen-Orient en début d’année, il est renversant de rencontrer ici des familles « mixtes » dans lesquelles catholiques et musulmans vivent sous le même toit. Gérard a une cinquantaine d’années et fait partie de la chorale de la paroisse. Ses parents sont pourtant tous les deux musulmans, son père a trois femmes et ses frères et sœurs sont tous musulmans.

L’Islam que confessent au Sénégal des confréries comme les Mourides n’est pas fondamentaliste. La conversion à une autre religion est acceptée. Impossible d’ailleurs de distinguer une chrétien d’un musulman : très peu de personnes portent le voile.

« C’est mon oncle » explique Sœur Bernadette, ursuline, « qui m’a poussé et encouragé dans ma vocation ». Il lui écrivait, la conseillait, la comprenait alors qu’il est musulman. L’histoire n’est pas très différente chez Abbé Théo, dont une partie de la famille est catholique. Son oncle Bernard n’y voit rien de compliqué : « J’aime bien les catholiques car ce sont des personnes honnêtes et bien élevées ». Et il est évident pour lui que chrétiens et musulmans prient le même Dieu. Quel est le plus important dans sa religion ? « Aimer son frère, faire du bien, rendre des services, être généreux ».

Il semble que l’infime minorité catholique se mélange bien avec l’immense majorité musulmane. Quelques exceptions obscurcissent pourtant le tableau. A Tivaouane, il n’y a pas d’église. Alors qu’elle allait être inaugurée un journaliste musulman intégriste de Dakar s’empare de l’affaire. Il fait du battage et les esprits s’échauffent. L’évêque et le marabout craignent des violences et arrêtent tout. Le gouvernement rembourse les frais au diocèse et y installe une école. Les abbés de Pandiénou viennent chaque Dimanche à Tivaouane célébrer le messe… dans une famille.

A Louga, plus au Nord, un autre abbé l’a mauvaise : « Quand on dit que ca se passe bien ici avec l’Islam, c’est qu’on fait beaucoup de concessions ». Dans un village voisin, les catholiques ont obtenu de la mairie et des marabouts le droit de construite une église après des tractages répétés mais « pas en centre ville, en périphérie ».


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Journalducameroun.com - Par Idriss Linge - Ils souhaitent voir une résolution adoptée à ce propos, lors de la prochaine assemblée générale de l’ONU 

Une résolution des nations unies contre l’excision
Des parlementaires de 27 pays africains ont appelé mardi l'ONU à instaurer en 2010 une "interdiction universelle" des "mutilations génitales féminines", au terme d'une conférence consacrée à l'excision à Dakar. La déclaration finale appelle la 65e Session de l'Assemblée générale des Nations-unies à adopter une résolution solennelle qui interdise les mutilations génitales féminines dans le monde, selon un communiqué publié à l'issue de la conférence interparlementaire. Les participants ont exhorté les gouvernements africains ainsi que la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest, la Communauté des State de l'Afrique de l'Est et l'Union africaine, à porter et faire adopter cette résolution en 2010. Cette conférence était organisée conjointement par le ministère sénégalais de la Famille, l'association internationale No Peace Without Justice et l'Organisation sénégalaise La Palabre. Pratique culturelle controversée, l’excision rencontre de nombreux détracteurs qui considèrent la pratique comme une atteinte à l’intégrité physique et à l’intimité des femmes.

Une décision courageuse
Selon des observateurs joints à Dakar, l’appel lancé par ce réseau de parlementaires et d’organisations non gouvernementales est très courageux. En mai 2009, une affaire judiciaire impliquant les pratiques d’excision avait animé les débats. Dans certaines communautés de ce pays la pratique de l’excision n’est pas considérée comme un problème, au contraire. La mise en examen des parents qui avaient excisé leur fille de quatre ans avait déchainé les passions.

Certains religieux musulmans trouvent que l’Etat sénégalais mène une politique deux poids deux mesures au Sénégal. Il y a des choses beaucoup plus graves et indécentes qui sont pratiquées au Sénégal et qui sont indignes. Il s'agit notamment de la consommation de l'alcool, de la prostitution qui est aujourd'hui légalisée dans le pays, du phénomène des jeunes qui fument la cigarette et du chanvre indien. Autant de choses qui devaient être non autorisées et que nous autres imams dénonçons avec la dernière énergie, a déclaré dans une interview un dignitaire musulman sénégalais.

Une lutte de tous les jours
Les mutilations génitales féminines concernent toutes les interventions incluant l'ablation ou la lésion des organes génitaux externes de la femme, pratiquée pour des raisons culturelles ou religieuses. Chaque année, trois millions de filles sont excisées en Afrique. Voilà la déclaration faite en ouverture de conférence par la représentante locale du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Rose Gkuba. Elle citait un rapport de l'ONU. La pratique est combattue en raison des multiples atteintes aux droits de l’homme qu’elle entraine. Plusieurs pays en Afrique ont recours à cette pratique, dont certain à près de 83%. Selon un rapport de l’organisation des nations unies pour l’enfance, seulement 13 pays sur les 28 dans lesquelles se pratique l’excision ont une interdiction légale formelle. Les experts affirment d’ailleurs, qu’en raison de son caractère culturel et traditionnel, l'excision ne peut pas seulement se voir opposer le droit. La complicité des familles et des proches rend cette lutte législative sans effet direct. Cette approche n'est possible qu'une fois les mentalités éclairées. La lutte contre l’excision fait partie des grands programmes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Unicef. Cette dernière a même fait du 8 février la «Journée internationale de tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines». De nombreux traités internationaux évoquent également l'interdiction de l'excision et des mutilations sexuelles féminines en général.


 
 
Dans cet entretien avec Courrier international et Ulysse, Youssou N'dour annonce qu'il ne sera jamais candidat à la présidence sénégalaise. Malgré les rumeurs insistantes à Dakar, dont le Guardian de Londres s'est fait l'écho.

 
 
Casafree.com - La responsable de l'Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX), Sagar Diouf Traoré, a été désignée directrice du "Pavillon Afrique" à l'Exposition universelle de Shanghai (Chine) qui s'est ouverte vendredi, a-t-on annoncé de source officielle à Dakar.

"Depuis l'ouverture de cet événement mondial d'envergure qui prévoit 60.000 visiteurs par heure, l'espace d'exposition du Sénégal a reçu la visite de presque tous les chefs d'Etat et de gouvernement africains présents à Shanghai, indique-t-on de même source, précisant que toutes les personnalités qui ont visite le site ont témoigné de "la beauté architecturale du stand Sénégal".

Le Sénégal expose sur un espace de 224 m2. Son stand est logé dans le pavillon collectif de l'Afrique. D'une surface de 26.000 m2, ce pavillon abrite l'exposition de l'Union africaine et celles de 41 autres pays du continent.

Le Sénégal a retenu pour son stand le thème "Développement des infrastructures, catalyseur de développement durable et harmonieux".

Selon les officiels sénégalais présents à cette manifestation, l'intérêt de la présence du Sénégal à cette manifestation se focalise sur la promotion de la coopération et des échanges commerciaux avec la Chine.

La participation du Sénégal à l'exposition universelle Shanghai 2010 a pour objectif d'assurer "le renforcement des relations économiques et commerciales entre la Chine et le Sénégal et de façon spécifique la promotion des investissements chinois au Sénégal", précise-t-on à ce sujet.

A l'instar de plusieurs pays de la région de l'Afrique de l'Ouest, la Chine est très présente dans divers domaines économiques, notamment sur les chantiers des grandes infrastructures.

L'Exposition universelle de Shanghai, dont la cérémonie d'ouverture officielle s'est déroulée vendredi dernier, est ouverte au public du 1er mai au 31 octobre 2010.


 
 
Romandie News


DAKAR - Le président sénégalais Abdoulaye Wade a évoqué, durant le week-end, le projet de confier à un nouveau concessionnaire la production et la distribution de l'eau dans les principales villes du pays, confiées en 1996 à une filiale du groupe français Bouygues, rapporte l'APS.

Le président Wade "a réitéré l'option du gouvernement sénégalais de +rechercher un concessionnaire que va prendre en charge tout le réseau hydraulique du pays, de la production à la distribution+", a indiqué dimanche l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique).

"Le chef de l'Etat répondait ainsi à l'interpellation de plusieurs responsables syndicaux sur l'intention du gouvernement de ne pas renouveler le contrat qui le lie à la SDE", explique l'agence de presse publique.

Le chef de l'Etat s'exprimait à l'occasion de la traditionnelle cérémonie de remise des cahiers de doléances des centrales syndicales.

Le président a néanmoins promis aux travailleurs de la Sénégalaise des eaux (SDE): "on ne licenciera personne. Ce sera d'ailleurs l'une des conditions du contrat de concession".

Le capital de la SDE est majoritairement détenu par la holding Finagestion, qui était initialement contrôlée par le conglomérat français Bouygues. Mais le fonds américain d'investissement Emerging Capital Partners (ECP) a annoncé en novembre 2009 avoir pris une participation majoritaire dans Finagestion.