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                  Sénégal - 12 pêcheurs de Saint-Louis portés disparus depuis 20 jours 08/07/2011
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                   afreekelection.com -  Douze pêcheurs de la ville de Saint-Louis, dans le nord du Sénégal, sont portés disparus depuis vingt jours, a-t-on appris samedi auprès de leurs familles et des autorités."Aucune nouvelle ne nous est parvenue malgré les recherches que nous avions entreprises avec d'autres collègues pêcheurs", a déclaré à l'AFP Assane Guèye, qui compte des membres de sa famille parmi les pêcheurs disparus qui étaient partis à bord d'une embarcation de pêche artisanale.

                  "Les services de l'Etat ont été saisis et les recherches se poursuivent. Nous gardons toujours l'espoir de les retrouver", a ajouté M. Guèye, également propriétaire de l'embarcation qui était, selon lui, partie pour une expédition d'une semaine.

                  Les disparus sont originaires du quartier de Guet-Ndar, à Saint-Louis, l'ancienne capitale, située à 270 km de Dakar, où les pêcheurs sont obligés depuis plusieurs années d'aller de plus en plus loin en mer pour trouver du poisson.

                  Les recherches se poursuivent et d'importants moyens sont mobilisés pour retrouver les pêcheurs, a déclaré samedi à la presse le directeur de la pêche maritime du Sénégal, Moustapha Thiam.

                  La pêche est l'un des principaux secteurs pourvoyeurs de devises au Sénégal, mais depuis plusieurs années elle connaît une raréfaction de la ressource et une diminution des revenus des pêcheurs.


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                  900 militaires français quittent le Sénégal 08/01/2011
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                  (AfriSCOOP Dakar) — Les Forces Françaises du Cap-Vert (FFCV) ont été dissoutes le dimanche 31 juillet 2011, pour donner place aux Eléments Français au Sénégal (EFS). Changement de nom et surtout réduction massive d’effectifs : sur 1 200 éléments, seulement 300 resteront au Sénégal, a appris AfriScoop à Dakar.





                  Le départ des soldats français, dont le retrait a officiellement débuté dimanche, est accompagné de la restitution des bases militaires (terrestre, aérienne et navale) installées au Sénégal après l’indépendance en 1960 et suite aux accords militaires signés en 1974.

                  Ce départ massif va de pair avec la dissolution des FFCV, conforme au nouvel accord de coopération militaire entre le Sénégal et la France, et à la volonté du président sénégalais Abdoulaye Wade, exprimée en avril 2010, de voir son pays reprendre les bases françaises pour y exercer sa « souveraineté ».

                  Le nouvel accord de coopération militaire, signé en avril 2010, prévoit la création de l’EFS, une « plateforme de coopération militaire opérationnelle bilatérale et régionale » pour les armées de 15 pays de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et de la Mauritanie.

                  Composée de 300 militaires français assistés de 150 Sénégalais, cette nouvelle formation qui n’aura plus pour vocation d’intervenir directement dans la sous-région ouest-africaine, sera commandée par le général Grégoire de Saint-Quentin.

                  Dans le cadre des Forces françaises du Cap-Vert, la France, ancienne puissance coloniale, avait « pré-positionné » quelque 1.200 militaires (terre, air, mer) à Dakar.

                  Bien que diminuées au Sénégal, les forces françaises disposent encore de trois bases permanentes en Afrique (Djibouti, Gabon) et déploient des militaires dans trois pays (Côte d’Ivoire, Tchad et Centrafrique).

                  La présence militaire française en Afrique est de plus en plus décriée, 50 ans après les indépendances. Installée officiellement dans le cadre d’« accords de défense », la France est perçue comme « un bouclier des dictateurs » de la nébuleuse « Françafrique ».

                  Par ailleurs, l’annonce de la réduction drastique des effectifs a eu l’effet d’une douche froide sur des milliers de Sénégalais qui vivent de la présence militaire française au Sénégal.

                  On estime à plus de 3.000 personnes qui travaillent directement ou indirectement dans les différents camps militaires français, comme personnel civil, personnel domestique, ou comme employés d’entreprises contractantes avec les forces françaises.

                  Selon un rapport établi par les FFCV en 2008, l’investissement direct et indirect de l’armée française est évalué à 25 millions d’euros par an.






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                  Dernière semaine d’inscription sur les listes électorales 07/26/2011
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                  yolele.com - Dernière ligne droite au Sénégal : les Sénégalais ont jusqu’à dimanche 31 juillet 2011 pour s’inscrire sur les listes électorales afin de voter à l’élection de février 2012. Quelques jours avant cette date limite, les Dakarois ont pris d’assaut les centres socio-culturels de la capitale, notamment dans les quartiers populaires de Fass et de la Médina.

                  Dès 8h, le centre socio-culturel de Fass est envahi par une foule de personnes. A l’entrée, il n’y a ni affiche, ni pancarte. Et pourtant, plusieurs dizaines de jeunes viennent s’inscrire sur les listes électorales. Ousmane Diagne est fier d’accomplir son devoir de citoyen. « Je suis là pour apporter du changement dans mon pays, parce qu’il y a beaucoup de choses qui ne vont pas pour nous les jeunes », explique ce jeune de 20 ans qui vote pour la première fois.

                  L’inscription sur les listes électorales a débuté le 2 janvier. Pour s’inscrire, il suffit de présenter une pièce d’identité. C’est une démarche simple. Reste maintenant à braver une longue file d’attente. « J’ai constaté que c’est lent, je suis ici depuis huit heures, et ça n’avance pas », affirme Bineta Baldé, 22 ans.

                  Sur la table de Sérigne Diagne, le directeur de la commission d’inscription Fass/Colobane/Gueule Tapée, s’entasse une pile de pièces d’identité qu’il doit reporter sur un grand carnet. Ici, tout se fait à la main. Et depuis une semaine, ce responsable n’a pas le temps de souffler. « Ces dernières semaines, on reçoit 20 à 30 personnes par jour, ils ont voulu attendre le dernier moment pour faire la queue. C’est une habitude des Sénégalais, raconte ce retraité. Au début, ils ne venaient pas ; on ne recevait que deux ou trois personnes par jour ».

                  Il a fallu du temps avant que les Sénégalais ne se ruent vers les centres d’inscription. Cet éveil de dernière minute est peut-être le résultat d’une campagne de communication menée ces dernières semaines par la société civile et le gouvernement dans la presse locale.


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                  MENACES SUR LES EXPORTATIONS VERS L’UE: Le Gaipes maintient la pression sur l’Etat 07/24/2011
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                  Sudonline.sn - Les autorisations de pêche accordées aux navires russes risquent de coûter au Sénégal son agrément à l’exportation vers l’Union européenne. Le départ imminent des dits navires russes ne fait pas pour autant désarmer les acteurs artisanaux et industriels de la pêche au Sénégal qui ruent dans les brancards pour dénoncer une convention entre le gouvernement du Sénégal et la fédération de  Russie. Regroupés dans une large coalition, ils ont tenu ce vendredi 22 juillet, une conférence de presse pour alerter l’opinion et sonner la mobilisation.



                  La mobilisation ne faiblit pas contre les autorisations de pêche accordées aux navires russes. A quelques jours du départ définitif de ces derniers des eaux sénégalaises, le Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (Gaïpes) maintient la pression sur l’Etat. Selon Saer Seck et ses camarades, l’opération autour de ces autorisations de pêche accordées aux navires entraîne des dommages collatéraux énormes pour l’économie sénégalaise et, en particulier sur les acteurs du secteur.

                  En effet, révèle le président du Gaipes, « si cette opération se poursuit,  le Sénégal risque de se voir retirer l’agrément à l’exportation vers l’Union européenne. » Le cas échéant, ce serait un coup « fatal » à l’économie sénégalaise si l’on, ajoute M. Seck, «  que la pêche est le premier poste d’exportation du Sénégal.» A ce sujet, les membres du Gaipes n’ont pas manqué d’exprimer leur étonnement de voir l’Etat, vouloir leur faire porter le chapeau en les accusant de pratiquer des pêches «  illicites » et non réglementaires  dites INN, interdites par l’Ue. Une vélleité  qui n’a pas prospéré selon Saer Seck qui indique que les experts de l’Union européenne auraient pointé du doigt l’Etat comme « responsable ».

                  L’autre danger dans cette histoire, aux yeux des industriels pêcheurs sénégalais, « ce serait de ne plus en parler et que cette situation perdure avec des conséquences qui seront subies par les acteurs de la pêche d’abord et les sénégalais en général. » Ce qui risque d’être le cas eu égard à la convention qui a été ébauchée par la commission mixte sénégalo-russe. Face à cette perspective, le Gaipes et les pêcheurs artisanaux entendent faire un large front pour combattre « avec la dernière énergie », cette convention car, dit Saer Seck, « si ça passe, ce sera la catastrophe pour la pêche sénégalaise et nous ne l’accepterons pas ! »
                  Par ailleurs, les membres du Gaipes se sont étonnés « des contradictions entre les chiffres avancés par le ministre de l’Economie maritime et son directeur des pêches, qui a d’ailleurs été remplacé.

                   Rappelant les propos du Ministre Khouraïchi Thiam qui avait annoncé 5 milliards de francs Cfa pour le trésor public contre des autorisations pour une quantité de 300.000 T à pêcher, Saer Seck brandit un bilan qui a été dressé par l’ex- directeur qui parle de 40.000 T pour un montant de 600 millions de FCfa. Un montant jugé « dérisoire » par rapport au préjudice  que nous avons  subi sur la ressource halieutique.

                  Un bilan que d’ailleurs les acteurs ont vite fait de balayer d’un revers de la main, en s’appuyant sur la capacité des navires russes qui est estimée à 300 T par jour, pour un volume de 7000 Tjb par bateau ( selon Saer Seck, les 18 bateaux réunis font moins de 5000 Tjb). Multiplié par 14 bateaux qui ont effectivement péché sur les 21 autorisés, « le préjudice est énorme ». Mais malgré tout, « loin de se glorifier des résultats obtenus après les différentes mobilisations dissuasives », le Gaipes se dit ouvert à un dialogue franc sur l’avenir de la pêche au Sénégal. «  C’est un mauvais feuilleton  pour le Sénégal et la pêche sénégalaise, il faut l’arrêter par la mobilisation et appeler à une discussion franche. Car la pêche au Sénégal se fera par les sénégalais », a réitéré M. Seck. Toutefois, ce dialogue ne semble pas pointer à l’horizon. Car contrairement à ce qui se disait au cours de la semaine écoulée, les contacts sont « rompus » depuis janvier entre les acteurs et la tutelle.


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                  Deux nouveaux avions et de nouvelles lignes en vue pour Senegal Airlines 07/23/2011
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                  Air-journal.fr - La flotte de la toute jeune compagnie aérienne sénégalaise va doubler dans les prochaines semaines. En effet, deux nouveaux avions doivent intégrer la flotte de Senegal Airlines d’ici le début du mois d’août, ce qui lui permettra d’ouvrir de nouvelles lignes intérieures mais aussi vers des capitales d’Afrique de l’ouest.

                  Senegal Airlines comptera bientôt deux nouveaux appareils : un ATR-42 500 et un troisième Airbus A320. Ce dernier doit entrer en service le 15 août prochain.

                  Ses acquisitions permettront à la compagnie aérienne sénégalaise, qui vole seulement depuis le 1er février 2011, d’étendre encore un peu plus son réseau. L’ATR doit ainsi être déployé tous les jours à destination deZiguinchor, en Casamance (au sud du pays), dès le 8 août. Une manière de désenclaver cette région pour l’instant desservie uniquement par Transair, depuis que Mauritania Airways a suspendu ses activités en décembre dernier. Deux compagnies opèrent toutefois des vols charters depuis la France en été : Air Méditerranée et XL Airways.

                  L’A320 s’envolera quant à lui vers la capitale économique de Côte d’Ivoire, puisque Senagal Airlines veut opérer deux vols quotidiens entre Dakar et Abidjan. Il lui permettra de plus d’ouvrir prochainement trois nouvelles lignes en Afrique de l’ouest : Cotonou au Bénin, Libreville au Gabon et Douala au Cameroun. Les vols partiront toujours de Dakar mais feront une escale à Abidjan.


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                  Le Sénégal interdit tout rassemblement politique à Dakar 07/22/2011
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                  Les autorités sénégalaises ont interdit jeudi tout rassemblement politique dans le centre de Dakar, à deux jours d'une manifestation programmée par l'opposition pour protester contre l'intention du présidentAbdoulaye Wade de briguer un nouveau mandat en février 2012.

                  Des observateurs craignent que cette mesure d'exception exacerbe les tensions entre les membres de l'opposition et les partisans d'Abdoulaye Wade, d'autant qu'une marche prévue par ces derniers dans la banlieue de la capitale sénégalaise ne tombera pas sous le coup de cette interdiction.

                  Dans une interview à paraître vendredi dans La Croix, le président sénégalais, âgé de 85 ans, réitère sa proposition d'une élection présidentielle anticipée.

                  Pression de la rue«Je suis prêt. Je ne suis pas trop vieux (...) C'est parce que l'opposition me demande de partir maintenant que je lui ai proposé une élection anticipée», dit-il.

                  Prié de dire s'il envisage de partir «maintenant», il répond: «Non, car mon départ créerait au Sénégal unchaos pire qu'en Côte d'Ivoire. Qui pourrait me remplacer 'maintenant' ? Personne de crédible». Le Sénégal a connu une série de violentes manifestations à la fin du mois de juin. Les manifestants reprochaient notamment à Abdoulaye Wade de vouloir s'accrocher au pouvoir à tout prix.

                  Sous la pression de la rue, le président sénégalais avait dâ à l'époque revenir sur une réforme qui aurait réduit à 25% des suffrages le minimum requis pour gagner le prochain scrutin présidentiel en un seul tour - ce qui, arguaient ses adversaires, lui aurait permis de l'emporter face à une opposition divisée.

                  Force de l'oppositionSes opposants l'accusent également de vouloir faire de son fils Karim, ministre d'Etat influent mais impopulaire, son successeur au cas où la situation exigerait une relève.

                  Dans La Croix, Abdoulaye Wade assure qu'il n'a jamais envisagé de proposer son fils comme candidat à la vice-présidence. «Mais personne ne peut l'empêcher de se présenter à l'élection présidentielle après ma mort. La perspective qu'il devienne un jour président du Sénégal ne me déplaît pas», dit-il. Jeudi, le ministre de l'Intérieur a expliqué que la décision d'interdire tout rassemblement politique à Dakar avait été prise pour des raisons de sécurité.

                  L'annonce de cette mesure intervient quelques jours après la promesse d'Abdoulaye Wade de réprimer durement toute manifestation qui s'inscrirait dans la lignée de celles de la fin du mois de juin. «Cela prouve que les positions se durcissent au gouvernement contre les manifestants qui lui sont hostiles», a dit à Reuters un diplomate basé à Dakar.

                  Reuters

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                  Sénégal : un samedi sous tension 07/21/2011
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                  De nouvelles violences pourraient se produire samedi à Dakar, un mois après les émeutes du 23 juin. Le pouvoir a appelé à un meeting, tandis que les opposants prévoient de manifester contre la candidature du président Wade à sa propre succession.

                  Un mois exactement après des manifestations qui avaient tourné à l’émeute, la situation pourrait bien dégénérer samedi 23 juillet.

                  « Avec d’un côté un pouvoir qui va mobiliser toutes ses forces de sécurité pour protéger un meeting où il attend un demi-million de personnes, et de l’autre une opposition soutenue par la société civile et les mouvements populaires, le pire est à craindre », annonce le site d’information en ligne Dakaractu.

                  Le camp présidentiel a en effet appelé samedi à un meeting devant le siège du Parti démocratique sénégalais (PDS, la formation d'Abdoulaye Wade), le premier du genre depuis les heurts du mois de juin, qui avaient fait une centaine de blessés.

                  Le 23 juin, les Sénégalais, déjà exaspérés par les coupures d’électricité récurrentes, étaient montés au créneau pour dénoncer le projet de réforme constitutionnelle d’Abdoulaye Wade. Ce texte visait à modifier le mode de scrutin pour la prochaine présidentielle, instaurant un « ticket » (président et vice-président) et abaissant à 25% (au lieu de 50%) le seuil de suffrages permettant d’être élu dès le premier tour. Le chef de l’État avait finalement retiré ce projet, sous le poids des critiques internes mais aussi internationales, la France, les États-Unis et l’Union européenne l'ayant condamné.

                  Wade candidat

                  Mais lors de son discours du 14 juillet, Abdoulaye Wade a réaffirmé sa volonté de briguer un troisième mandat lors de la prochaine élection présidentielle. À cette occasion, le chef de l’État a également proposé d’avancer le scrutin, prévu en février 2012. Une proposition refusée par l’opposition, mais que  « Gorgui » a réitérée depuis. « J'entrerai dans l'arène et je gagnerai », avait-il déclaré le 14 juillet.

                  Parallèlement au meeting du parti présidentiel, des manifestations sont donc prévues samedi, à l’initiative du Mouvement du 23 juin (M23).

                  L’organisation, qui a été créée suite aux émeutes du mois dernier, rassemble une soixantaine de partis de l’opposition ainsi que des mouvements issus de la société civile. Elle entend manifester de vive voix contre une nouvelle candidature du chef de l’État à la présidentielle, qu’elle juge anticonstitutionnelle, la loi fondamentale limitant le nombre de mandats présidentiels à deux. « Nous allons poursuivre la mobilisation jusqu'à ce que Wade renonce à se présenter pour un troisième mandat », a affirmé Pape Demba Sy, l’un de ses responsables de M23.

                  Le centre de Dakar interdit aux protestataires

                  Mais le ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, a décidé d’interdire aux manifestants l’accès au centre de Dakar. « Tout manquement sera puni », a-t-il déclaré dans un arrêté pris mercredi soir.

                  Les opposants ne pourront donc pas se rendre, comme prévu, sur la place de l’Indépendance, au cœur de la capitale, tout près de la présidence de la République et l’Assemblée nationale.

                  « Nous avons pris toutes les dispositions pour un bon déroulement de la manifestation, nous voulons que tout se déroule dans le calme. Cependant, nous n'accepterons pas qu'on interdise la rencontre de notre mouvement et autorise la manifestation de la mouvance présidentielle », a rétorqué Pape Demba Sy.


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                  Les difficultés d’avoir un visa pour la France relèvent de l’exploit … Témoignages 07/20/2011
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                  Senenews - Obtenir un visa pour la France relève de l’exploit dans de nombreux pays d’Afrique. Un parcours du combattant qu’il faut aborder avec un moral d’acier. Beaucoup d’Africains déplorent le manque cruel de respect de la dignité de l’Homme dans les ambassades françaises. Restent pourtant quelques Etats qui ont su s’organiser différemment… 

                  Cameroun : « En plus d’acheter sa place dans la file, il n’est pas rare de payer 50 euros contre un numéro de réservation d’hôtel en France » Patricia, 30 ans 
                  « Au Cameroun, il y a un vrai commerce autour des visas. Comme partout dans les autres villes d’Afrique, les files d’attente sont longues devant le consulat français. Il faut se lever à deux heures du matin pour faire la queue. Tout le monde n’a pas la force de le faire. Alors une alternative s’est mise en place spontanément : la revente de places. Le temps et la patience se monnaient. Acheter la place de quelqu’un qui a passé sa nuit devant le bâtiment pour être le premier quand les portes s’ouvriront est une pratique courante. Plus la place est bonne, plus elle est chère. En général, une place se vend 1 500 F CFA. Car pour la centaine de demandeurs quotidiens, seule une vingtaine sera reçue. Et trois obtiendront leurs visas. Il y a tellement de falsifications que le consulat se méfie et restreint le nombre de dossiers acceptés. A l’extérieur, un véritable trafic s’opère. En plus d’acheter sa place dans la file, il n’est pas rare de payer 50 euros contre un numéro de réservation d’hôtel en France. Généralement, une personne se charge de cette réservation, nécessaire pour l’obtention d’un visa à courte durée, et revend ces quelques chiffres à plusieurs personnes. Pareil pour le traveller’s chèques. Les grands commerçants, qui font de nombreuses transactions financières, revendent leurs reçus qui ne leur servent à rien. Ces reçus font office de pseudo traveller’s chèques pour les demandeurs de visas. Vous savez, quand on est dans le besoin, on donnerait tout pour avoir ce visa. Du coup, l’ambiance aux portes de l’ambassade est plutôt tendue. Les Camerounais ont le sang chaud. Quand une personne arrive et passe devant tout le monde, parce qu’elle a l’argent ou qu’elle connaît le consul, c’est la bagarre. D’ailleurs, le consul, on ne l’a jamais vu. Il a peur, il ne sort jamais. Il a déjà été agressé par des demandeurs qui s’étaient vus refuser leur visa. Ils se sont arrangés pour croiser le diplomate au centre culturel français et lui régler son compte. Parce qu’il faut savoir que lors d’un refus, on ne vous en explique pas les raisons. Un simple tampon rouge vous annonce le verdict. »

                  Sénégal : « Un coup de téléphone à Africatel suffit pour obtenir une entrevue » Baba, 29 ans, étudiant 
                  « Depuis 2001 au Sénégal, il n’y a plus ces rassemblements de centaines de demandeurs de visas devant l’ambassade de France. Les données ont changé. Une nouvelle structure facilite les démarches : Africatel, une agence rattachée à l’ambassade. Avant, on pouvait attendre plusieurs jours devant les portes avant de décrocher un rendez-vous. Aujourd’hui ce n’est plus comme ça. Un coup de téléphone à Africatel suffit pour obtenir une entrevue dans le mois. Je ne crois pas que cette structure existe dans d’autres pays africains. Pourtant, c’est une très bonne initiative. Le jour du rendez-vous, on nous remet un dossier à remplir, en nous expliquant les formalités. Tout est simplifié. Lors du deuxième rendez-vous, si on a décroché le visa, on paie la somme de 200 000 F CFA. Je dis « décroché » car il est très rare de pouvoir l’obtenir. Une dizaine de personnes l’obtient, sur 100 demandes. On me l’a refusé. Je voulais faire mon deuxième cycle d’étude en informatique en France. On m’a mis des bâtons dans les roues en me demandant de trouver un tuteur financier, alors que j’avais un compte en banque qui me permettait de subvenir à mes besoins. Avec cette nouvelle technique, la fraude est devenue impossible. Avant, j’avais payé un grand homme d’affaires contre l’assurance d’avoir un visa. Je lui ai remis la somme de deux millions de F CFA. C’est lui qui faisait les démarches. Dans ces cas-là, le demandeur de visa ne se déplace pas. Malheureusement ça n’a pas fonctionné. Il a gardé l’argent sous prétexte qu’il s’était beaucoup investi dans cette affaire. Aujourd’hui ce n’est plus possible, il faut la présence physique du demandeur de visa. Après avoir essuyé des refus pour la France et les Etats-Unis, j’ai abandonné mon projet de partir et je termine mes études ici, au Sénégal. »


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                  Faustin rêve d’organiser la Can-2017 au Sénégal 07/11/2011
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                  Walf - Si le programme de reconstruction et de réhabilitation des stades régionaux, lancé grâce à la Chine, se passe bien, le Sénégal pourra prétendre à l’organisation des compétitions internationales majeures qu’il n’accueille presque plus. Le ministre des Sports, Faustin Diatta, assure : ‘Quand on aura fini le vaste programme de réhabilitation et de construction des stades, le Sénégal pourra valablement déposer sa candidature pour l’organisation d’une compétition internationale.’Dans nos colonnes, le président de la Fifa avait apostrophé les autorités (étatiques et du football) sénégalaises, leur disant que le moment est venu d’accueillir une compétition majeure de football. Le ministre des Sports a acquiescé. Soulignant qu’avec sa nouvelle génération de jeunes joueurs, le Sénégal serait bien inspiré d’accueillir l’Afrique du football, histoire d’augmenter ses chances de remporter le trophée continental. Pour la première fois.

                  L’organisation des phases finales de 2012 (Guinée-équatoriale et Gabon), 2013 (Libye) et 2015 (Maroc) ayant déjà été confiée à d’autres pays, le Sénégal ne peut se positionner que pour 2017, au plus tôt. ‘C’est bien possible’, a déclaré Faustin Diatta, qui pense qu’il est anormal que son pays soit resté 19 ans, à ce jour, sans recevoir la Can (Sénégal-92). ‘Ce n’est pas normal que le Sénégal reste aussi longtemps sans organiser une compétition internationale. Si Dieu me donne cette opportunité, je me battrai de toutes mes forces pour qu’on organise une grande compétition de dimension internationale’, promet le ministre des Sports.

                  Quoi qu’il en soit, le Sénégal est déjà candidat pour l’organisation des Jeux de la Francophonie de 2017. ‘La requête est déjà dans le circuit, révèle Faustin Diatta. Le Sénégal va bel et bien déposer sa candidature pour l’organisation de ces Jeux, qui nous serviront de test pour d’autres compétitions d’envergure.’


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                  « Y en a marre » fédère la jeunesse sénégalaise 07/04/2011
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                  ouestfrance - Ce mouvement citoyen, créé par des trentenaires, se présente comme une « sentinelle de la démocratie », alors que le pays connaît un climat social tendu.Dakar.De notre correspondante

                  C'est toujours en chantant l'hymne national sénégalais que commencent les réunions publiques des « Y en a marre ». Poings levés, tee-shirts noirs avec l'inscription « Y en a marre » en lettres blanches et dorées, les quatre leaders de ce collectif fédèrent la jeunesse sénégalaise. Les jeunes se pressent pour obtenir un autographe ou une poignée de main.

                  Le mouvement est né d'une discussion entre copains : Thiate et Kilifeu, les deux rappeurs du groupe Keur Gui, Fou Malade, rappeur également, et Cheikh Fadel Barro, journaliste au magazine d'investigation La Gazette. Ils ne supportaient plus les incessantes coupures d'électricité que connaît le Sénégal depuis des années.

                  S'inscrire sur les listes électorales

                  Puis leur combat s'est centré sur l'élection présidentielle, prévue en février 2012. Leur objectif ? Que les jeunes s'inscrivent sur les listes électorales. « Car embraser le pays n'est pas une solution », martèle Fou Malade. Dans ce but, ils parcourent la banlieue dakaroise et les villes du pays, allant de maisons en maisons. Ils étaient présents lors des manifestations du 23 juin, qui ont fait une centaine de blessés.

                  Pour eux, le vote est la seule manière de faire partir de la présidence Abdoulaye Wade. À 85 ans, et à la tête du pays depuis 2000, il veut se représenter pour un troisième mandat.

                  Une autre de leur bataille est d'ailleurs de « prouver l'inconstitutionnalité de la candidature d'Abdoulaye Wade aux élections de 2012 ». Le mouvement prend de l'ampleur et, depuis mars, « Y en a marre » fait circuler une pétition ¯ « Plaintes contre le gouvernement du Sénégal » ¯ qui a recueilli 800 000 signatures. À Dakar, les autorités craignent leur influence grandissante. Le 22 juin, à la veille des émeutes, Thiate et Fou Malade ont été arrêtés pendant 24 heures. Aujourd'hui, « Y en a marre » est devenu le cri de ralliement de toutes les manifestations.


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