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                  RAPPORT DU FESTIVAL RAPANDAR 01/29/2012
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                  Chers amis et chers partenaires,

                  Comme vous le savez, depuis 8 années RAPANDAR a fait ses preuves sur la ville et sur le développement culturel de la région.

                  Vous vous êtes avez battus toutes ces années pour donner l’espoir à la jeunesse et appuyer leurs initiatives sur la région. Le RAPANDAR est maintenant dans l’agenda national et dans l’agenda de la commune de Saint-Louis.

                  Comme vous le savez aussi, la population a supporté le festival comme le syndicat d’initiative et le service du tourisme avec les hôtels de la place qui ont toujours respecté leurs engagements sur RAPANDAR et hébergé gratuitement les participants au festival, avec l’appui du Gouverneur, du Préfet, du Conseiller spécial auprès du Premier Ministre, de Mme Fabienne Diouf, la fille de l’ancien Président du Sénégal, de l’ambassade de France au Sénégal, du Président de l’Économie du Sénégal, de M. Ousmane Masseck Diaye et aussi l’appui de la presse sénégalaise qui a  toujours suivi le projet de près, parce que ce sont aussi des membres fondateurs du festival RAPANDAR et les autres partenaires privés.

                  Mais, cette année 2011, RAPANADAR n’a pas obtenu l’appui de la région comme la mairie de Saint-Louis et le Conseil Régional. Nous avons aussi perdu l’appui de Nescafé, de l’ANPT  et du service tourisme du Sénégal. Il n’ y avait que la population qui appuyait ce projet.

                  Je pose alors une seule question : où sont les conventions signées par les autres villes qui travaillent avec la ville de Saint-Louis sur la culture et le social ?

                  Dans ces conventions signées par le Maire de Saint-Louis et par le Conseil Régional, le travail de RAPANDAR dans la ville a été reconnu et un travail en partenariat avec la région était prévu.

                  Alors que beaucoup de pays se déplacent à Saint-Louis pour donner des formations aux jeunes saint-louisiens, comment une Mairie, premier administrateur de la ville, peut ne pas respecter ses engagements en faveur de la jeunesse ?

                  Tous les anciens maires qui ont appuyé ce projet, même après avoir terminé leur mandat, continuent de soutenir le festival !

                  Alors aujourd’hui, tout le monde se demande où est le budget de la ville pour culture ? où est-il passé ?

                  Le Ministère de la Culture, qui a toujours respecté sa parole, l’Ambassade de France au Sénégal avec M. Jean-Luc Lebras et ses collègues, tout comme la population sénégalaise, savent bien que RAPANDAR est le plus grand festival pour la jeunesse au Sénégal, voire dans l’Afrique entière ; un festival qui a le pouvoir de développer une ville, car sans la culture on ne peut pas développer le tourisme.

                  Durant ces 8 années, nous nous sommes battus et la population s’est battue pour mettre en place le festival. Nous n’avons pas toujours été aidés et tout le monde sait aujourd’hui pourquoi nous avons pris la décision de ne pas organiser le festival en 2012 : parce que ces personnes qui devaient nous aider à continuer à faire vivre la ville et à donner de l’espoir à la jeunesse, de leur donner une chance de réussir à sortir de la violence, ne nous ont pas soutenus.

                  Ce sont 14 personnes qui attendaient d’être lancées, accompagnées, encadrées dans la réalisation d’une compilation qui devait sortir dans quelque temps, qui ont été abandonnées !

                  Pour moi la culture c’est l’âme de la terre parce que les différentes cultures sont autant d’expériences sur la tolérance. C’est grâce à la culture et au tourisme qu’il y a de la solidarité entre les pays. C’est la culture qui crée les échanges et qui permet à chacun de construire un monde meilleur. C’est seulement l’artiste qui peut transmettre un message que tout le monde peut partager dans des moments très informels, pas quelqu’un qui ne connaît pas la culture comme ces soi-disant « intellectuels » (les hommes de culture comprennent ce que je dis).

                  Intellectuel de quoi ? à quel niveau ? De quelle intelligence parlent-ils ? Ont-ils déjà vécu la souffrance ? le manque de travail ? la discrimination ?

                  C’est la corruption et la loi du plus fort qui continuent de régner. Ils agissent pour leur intérêt personnel. Ils ont des relations. Ils ont la force de l’argent et du pouvoir et croient qu’avec tout ça ils peuvent détruire n’importe quel projet. Mais heureusement certaines personnes ne se laisseront jamais détourner du bien, ne se laisseront jamais corrompre et resteront toujours de bonnes personnes car la ville de Saint-Louis ne leur appartient pas mais appartient aussi aux fils de Saint-Louis.

                  C’est à cette nouvelle génération que l’on doit promettre un bon avenir. Et je sais que la population donne beaucoup pour ses futurs enfants. Alors le malin et la maligne qui voient leur intérêt personnel n’ont qu’à comprendre qu’on ne peut pas manipuler les rappeurs et les journalistes qui sont libres. Ils doivent comprendre que la corruption sera toujours illégale et que ce qui restera toujours vrai c’est que c’est la population qui décide et qui a le pouvoir du droit de vote. C’est impossible de corrompre toute une population !

                  Cela fait combien d’années que l’on nous a promis une Maison de la Culture ? Combien de promesses qu’ils n’ont pas respectées ?

                  Je voulais adresser un message à la population saint-louisienne et surtout à la jeunesse : ce ne sont pas ces gens là qui vont vous donner un bon avenir !

                  La corruption et la manipulation par l’argent, même sur des gens complexés ne vont pas toujours fonctionner ! Et la population sénégalaise doit arrêter d’être complexée !

                  J’ai entendu un homme dire qu’avec de l’argent on peut acheter n’importe quel Africain, qu’il va faire ce qu’on lui dit de faire, et que même une personne innocente peut être poussée à faire n’importe quoi pour de l’argent.

                  C’est pourquoi aujourd’hui, au début de cette année 2012, le monde doit changer et nous devons changer les mentalités. Le bien n’a jamais perdu et le bien c’est d’assumer ses responsabilités pour soutenir les jeunes qui veulent agir pour leur ville.

                  Ce sont les politiciens qui dépendent des gens et pas l’inverse. Et ce n’est que si quelqu’un a peur qu’il peut se laisser manipuler et faire n’importe quoi. Mais il ne faut pas avoir peur et ce sont eux qui doivent avoir peur de nous ! Nous sommes réveillés et nous sommes intelligents, peut-être même plus intelligents que ces manipulateurs qui ne pensent qu’à leur intérêt personnel.

                  C’est le moment de saisir sa chance !

                  A travers toutes les époques, de nombreuses populations sont passées à Saint-Louis ; les espagnols, les portugais, les français..  Et chacun de ces peuples a laissé des marques de son passage dans la ville ou ont fait des enfants qui sont aujourd’hui des enfants de Saint-Louis. Cela fait aussi quelques années que des américains vivent à Saint-Louis, font la fête et partagent avec la jeunesse saint-louisienne… Et c’est ça qui fait la richesse et l’histoire de Saint-Louis, parce qu’il n’y a que à Saint-Louis que l’on peut partager autant avec la population et être accueilli dans n’importe quelle maison. Ca nous le savons et ce ne sont pas des personnes qui ne sont jamais venues à Saint-Louis et qui n’ont jamais voyagé qui vont nous raconter l’histoire de notre ville. J’aimerais bien qu’un jour mon fils puisse voyager en toute liberté et aller quelque part qui soit comme ça.

                  Cela fait longtemps que je n’ai pas vu un fils de Saint-Louis qui réussisse à avoir sa propre entreprise, son propre restaurant ou sa propre compagnie. Même si ils sont nés dans cette ville et veulent y rester, il y a toujours malheureusement des personnes qui les empêchent de construire leur avenir ou qui  détruisent ce qu’ils ont, tout ça par jalousie. Mais il faut que ça change et que ce système disparaisse.

                  J’ai l’espoir de confirmer que dans quelques années le festival RAPANDAR reviendra. Mais la première chose à régler c’est de savoir où est le budget que l’état a voté, et que les gens qui ont reçu cet argent nous rendent des comptes. Ce n’est pas l’argent qui élit, c’est la population qui vote et on ne peut pas corrompre tous les habitants de la ville. J’aime les saint-louisiens et je ne cherche pas à les influencer. Les saint-louisiens voteront pour qui ils veulent. Mais on aime Saint-Louis, on y vit depuis notre naissance et on veut que les choses commencent à changer.

                  Pour moi, le festival RAPANDAR n’a jamais rencontré de problèmes avec des partenaires, alors aujourd’hui je ne peux pas écouter quelqu’un qui se fait manipuler et qui lance des rumeurs auprès des partenaires qui se laissent corrompre et qui ne veulent plus financer le festival.

                  Vraiment il faut arrêter la discrimination dans ce pays et la corruption des artistes. Dire stop aux candidats qui ne connaissent rien à la culture et qui croient qu’ils vont réussir être élus président grâce à l’appui de quelques personnes et en corrompant les artistes. Les vrais artistes n’accepteront jamais d’être abusés.

                  La population sénégalaise sait que nous ne sommes plus dans cette dimension politique. Ce ne sont pas les appuis internationaux qui élisent les présidents. Ce n’est plus l’argent qui décide. Dans cette génération, c’est le peuple sénégalais qui décide, avec le vote et avec sa carte d’électeur. En Afrique, les jeunes sont intelligents, ils font des études. La population sénégalaise ne veut plus voir ses enfants étudier des années, finir leurs études, avoir leur diplôme et ne pas réussir à trouver du travail parce que ce n’est que l’argent ou les relations d’influence qui te permettent de t’en sortir.

                  Aujourd’hui au Sénégal, nous ne sommes plus prisonniers. Nous ne devons plus nous laisser manipuler et sacrifier par les politiciens de rien du tout qui n’ont aucune expérience et qui ne savent que tricher et exploiter.

                  C’est le moment pour les sénégalais de savoir à qui ils doivent donner leur voix et qui peut faire avancer la population sénégalaise. C’est le moment de ne plus voter pour des bandits qui n’arrêtent pas de voler l’argent du pays. Des bandits qui sont appuyés par d’autres bandits dans d’autres pays et qui s’en foutent des jeunes qui meurent de faim. Des bandits qui veulent sacrifier les personnes qui connaissent leurs secrets et leur business pour continuer à servir leur intérêt personnel et garder leur part du gâteau.

                  L’Afrique peut changer. Mais ce qui doit d’abord changer c’est que les personnes sensées aider l’Afrique à se développer arrêtent de se faire de l’argent sur le dos des pauvres.

                  Sidy DIOP

                  10000 Problèmes


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                  LA TAXE TOURISTIQUE PASSE DE 600 A 1000 FRANCS La problèmatique de la promotion demeure 12/29/2011
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                  Elle alimente l’essentiel du budget annuel de promotion touristique du Sénégal qui atteint à peine 1,5 milliard de FCfa. De 600 FCfa depuis 1998, la taxe de séjour passe désormais à 1000 FCfa par nuitée et par personne. Les sénateurs en ont voté ce mardi 27 décembre le projet de loi, mais on est loin de régler le problème.

                  Depuis hier, mardi 27 décembre, le projet de loi portant augmentation de la taxe de promotion touristique et défendu par le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop, a été voté par les sénateurs. De 600 FCfa soit l'équivalent de 0,90 euros, la taxe touristique dont le produit alimente essentiellement le budget annuel de promotion touristique qui atteint à peine 1,5 milliard de FCfa, passe à 1000 FCfa par nuit et par personne, dans l'ensemble de ses structures hébergements, hôtels compris. Cette taxe est normalement comprise dans le prix de la chambre et est affichée à la réception desdites structures d’hébergement. Face à l’insuffisance notoire du budget annuel de promotion du tourisme, le Conseil d’administration de l’Agence nationale de promotion du tourisme(Anpt) avait inscrit depuis quelques années la nécessité de revoir le niveau de la taxe de séjour qui devrait ainsi, produire quelque 2 milliards de francs au profit du Fonds de promotion touristique. Ce qui est encore loin des normes de l'0MT(Organisation mondiale du tourisme) qui recommande que les fonds de promotion représentent 3% des recettes globales en devises.

                  Quelle promotion ?

                  Aléatoire, dira t-on. Sur le principe, d’abord. La taxe de séjour est un montant qui est perçue au niveau de tout hôtel ou structure d’hébergement reconnu par le département du tourisme; donc ayant reçu l'agrément. L’opération est faite à chaque fois qu'il y a une arrivée, en tenant compte de la facture enregistrée et la fiche technique des déclarations des versements est envoyée mensuellement par l’établissement, au titre de la taxe de promotion touristique.

                  Habituellement, ces fonds sont versés directement dans un compte spécial et c'est à partir de ces fonds que le budget de promotion est élaboré. Les ressources pour la promotion de la destination proviennent ainsi de la taxe touristique, et sont donc dépendantes de trois principales variables que sont : la Durée moyenne du séjour (Dms), la taxe touristique et surtout le nombre total d'arrivées. Aussi, qui dit variable…

                  Certes l'Etat accorde depuis quelques années, un appui institutionnel, mais celui-ci n’est que de 100 millions de FCfa soit environ 7%. Dès lors, cette situation sous entend que si la taxe reste fixe, les variations de la DMS et du nombre d'arrivées entraîneront une variation conséquente du budget total. D’autant plus que, à bien y regarder, ce qui est réellement consacré â la promotion touristique tournerait seulement autour de 70% du budget annuel, réparti entre l’intérieur, l’extérieur, le matériel, etc…

                  Dès lors, devant l’insuffisance des ressources, transparence, visibilité et efficacité doivent être requises dans la gestion des fonds de promotion touristique. Ce qui est loin d’être garanti d’autant plus que, en aval, il n’est pas sûr que tous les établissements qui collectent la taxe touristique reversent celle-ci surtout dans un contexte où ces derniers enregistrent des baisses importantes de fréquentation.

                  Cette problématique de la gestion efficiente des fonds de promotion est d’autant plus cruciale que le principe de cette taxe est de financer le tourisme par… le tourisme. Instituée en 1919, rappelons que la taxe de séjour a pour fonction de générer les ressources supplémentaires pour les communes qui subissent des charges supplémentaires liées à la fréquentation touristique.

                  Il apparaît en tout cas le caractère aléatoire de la ressource que constitue la taxe de séjour dans le financement de la promotion touristique tandis que par ailleurs, des recettes importantes échappent à l’administration à travers la pa-hôtellerie qui accueille et satisfait une grande partie des touristes. D’où l’inadéquation entre le nombre d'entrées et celui d'arrivées au niveau des hôtels.

                  Par ailleurs, le budget de promotion doit prendre en charge des prospections ou études régulières nécessaires en vue d’une meilleure mesure de la politique de promotion afin d'opérer les rectifications, en vue de la réalisation des objectifs fixés. Ces études sont d’autant plus nécessaires qu’elles permettent une visibilité pour l’élargissement des marchés. Or, au Sénégal, la réalité statistique du secteur touristique est très mal cernée ; ce qui rend le secteur difficilement maîtrisable, biaisant ainsi les projections.

                  En définitive, la promotion du tourisme ne se limite pas à son budget de promotion, encore moins à une baisse de la TVA dont le bénéfice, au demeurant, devrait être réinvesti dans le secteur par les professionnels. Mais d’autres paramètres aussi importants que la qualité des réceptifs sont autant de facteurs de promotion. Or, sur le terrain au Sénégal, la qualité des hôtels est souvent très en dessous de leur classification officielle.

                  Ce secteur étant par excellence très concurrentiel, à titre de comparaison, en 2010, le tourisme tunisien a contribué à hauteur de 7 % au PIB, génère chaque année entre 18 et 20 % de recettes en devises, couvre 56 % du déficit commercial et emploie 400 000 personnes. En 1974, la Tunisie recevait déjà quelque 716 000 visiteurs. Au Sénégal, il est encore difficile d’avoir des statistiques fiables du secteur.
                  Sudonline 

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                  Mously Diakhaté - Je faisais du Xessal … 12/05/2011
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                  Mously Diakhaté député de Jëf Jël, ennemie numéro 1 de la langue de Molière vient de publier un livre » du daara à l’hémicycle » dit très clairement avoir fait de la dépigmentation durant sa jeunesse.

                  « Je vous confirme que malgré la noirceur de ma peau, j’ai comme certaines femmes pratiqué du « xessal ». Quand j’ai réalisé que cela ne me menait nulle part, j’ai donc décidé d’arrêter. Aujourd’hui, suis noire et j’en suis fière ».

                  Même quand on n’a pas eu son BFEM ,on peut écrire un livre! La député ne cache pas qu’elle a fait appel à un nègre pour l’aider à écrire son livre.

                  source: senenews.com


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                  Son amour pour une Sénégalaise lui a coûté 12 000 € 11/25/2011
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                  Ouest-France - Alain a rencontré à Dakar une femme de 30 ans sa cadette. Qui l'a finalement rejoint à Lorient.Avant de le quitter un an et demi plus tard, laissant un homme brisé et à sec financièrement.

                  Alain (1), 54 ans, travaille dans le secteur de la Défense à Lorient.

                  Comment avez-vous rencontré Khady (1) ?

                  À la fin d'un séjour professionnel au Sénégal, en février 1992. J'étais sur la plage, elle m'a abordé avec une de ses amies, près de Dakar. Là-bas, ça se fait couramment. C'était une jeune femme avenante, mignonne. On a discuté, pris un verre dans un bar à proximité. J'ai continué à la voir comme ça, à la plage. Elle avait 18 ans et était très délurée. Il y a eu un moment de flirt, même un moment intime. Mon couple avait des problèmes à ce moment-là, je lui en ai d'ailleurs parlé.

                  Vous êtes ensuite retourné en France ?

                  En avril 1992. Je n'avais plus de contacts avec elle. J'ai divorcé en 1994, je m'occupais énormément de mes enfants. J'étais très perturbé moralement. Un jour, en 1996, en rangeant des papiers, je retrouve un numéro de téléphone sénégalais. Comme j'avais toujours des copains là-bas, je l'ai composé. En fait, c'était le numéro de sa copine. J'ai laissé mes coordonnées. Je n'avais pas forcément envie de la revoir mais de savoir ce qu'elle était devenue.

                  Et elle vous a rappelé ?

                  Oui. Plusieurs fois. Elle m'a envoyé des courriers. Puis elle m'a demandé de lui envoyer de l'argent pour avoir une boîte postale. Puis des vêtements. J'étais très perturbé à cette période. Je pense qu'elle a su en tirer partie. Elle m'a demandé de l'aider pour venir en France. J'ai fait un certificat d'hébergement et je lui ai envoyé 9 000 F pour les billets d'avions et les frais. Pour rien : j'ai appris plus tard que cet argent lui avait permis de louer un appartement avec une copine...

                  Mais elle arrive quand même en France ?

                  Oui, avec un jeune militaire qu'elle avait épousé au Sénégal, et leur fils. On a continué à correspondre. Elle m'a envoyé des photos assez suggestives. Ça m'a paru bizarre, ça ne me déplaisait pas non plus. Elle me parlait beaucoup de ses soucis avec son mari. En avril 2004, on se voit lors d'un week-end prolongé à Lorient. J'étais très content. Elle reviendra en juillet 2005.

                  À quel moment vous êtes-vous retrouvés à vivre ensemble ?

                  En 2010. Le 19 février, elle me rappelle, catastrophée : elle doit quitter Paris avec ses enfants parce que ça ne va plus avec son mari. Elle veut venir chez moi. Trop bon, trop con, j'accepte. Je lui envoie de l'argent pour prendre le train avec ses enfants. Elle s'installe dans mon appartement. Au bout d'une semaine, ses enfants sont retournés avec leur père.

                  La vie avec elle, c'était comment ?

                  Bien. J'avais l'impression de la soutenir. Elle vivait très bien la différence d'âge. Au Sénégal, c'est très courant. On sortait, on fréquentait même une boîte libertine, on faisait des photos de charme.

                  Une vie plaisante pour vous, à première vue. Pourquoi parler d'abus ?

                  Elle me demandait beaucoup de vêtements, de l'argent. Je payais tout. Pour le logement, elle ne déboursait rien. Pourtant, elle est allée demander une aide du conseil général pour payer une soi-disant caution d'HLM.

                  À combien ce chiffre ce que vous avez versé pour elle pendant son séjour à Lorient ?

                  12 249 €. J'ai tout listé : billets de train, vêtements, virements sur son compte...

                  N'avez-vous pas l'impression d'être passé pour un pigeon ?

                  Si. Et il y en aura d'autres. C'est pour cela que je veux alerter sur ce genre de pratique qu'on appelle « Mbaraan » au Sénégal. Une prostitution déguisée. Je ne veux pas que d'autres se fassent avoir.

                  Comment s'est finie cette histoire ?

                  Elle a eu un appartement SOS accueil dès le mois de mars 2011 pour voir ses enfants le week-end. Elle y est partie le 28 juillet pour préparer leur venue pour les vacances, le 1er août. Dans mon esprit c'était provisoire. Mais le 15 août, le premier jour de mes vacances, elle me téléphone et me dit qu'un de ses ex vient sur Lorient et dort chez elle... J'ai eu comme un frisson qui m'a parcouru le dos. Alors qu'elle ne voulait pas que je reste, moi, le soir dans son appartement. J'ai dit : là, c'est terminé.

                  Comment vous sortez-vous de cette histoire ?

                  Brisé. Le côté escroquerie est évident pour moi. Mais le pire, c'est l'arnaque aux sentiments.

                  Quelles répercussions dans votre vie ?

                  J'ai ignoré des amis. Heureusement, ils reviennent. J'ai voulu reprendre mon travail mais ça n'allait pas... (Il sanglote). J'ai été voir un médecin. Il m'a donné une semaine. Je prends toujours un relaxant pour dormir. Petit à petit, ça revient. Mais j'ai toujours cette amertume. Pas un désir de vengeance. Mais l'amertume de m'être fait mener en bateau.

                  Ce préjudice peut-il être reconnu ?

                  Quand elle est revenue chercher ses affaires, j'ai refusé de la laisser entrer. Elle m'a mordu. Je suis allé déposer plainte au commissariat, ça a été simplement une main courante. J'ai expliqué qu'elle avait profité de moi. La policière m'a dit : « Ce que vous avez fait, vous l'avez fait de bon coeur, et vous ne pouvez rien contre ça. »


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                  «House party » aux Almadies 10/02/2011
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                  Rewmi.com - On connaissait les piscines-party très «hot», en vogue dans certains coins de Dakar. Toutefois, la tendance semble être aux soirées dites «House Party», très prisées, organisées par des jeunes de moins de 18 ans. Le hic est que dans ces torrides rencontres, les cas de viol font flores et il susurre même des cas de filles dépucelées.

                  Le dénominateur entre ces jeunes initiateurs de ces rendez-vous qui mêlent les genres, reste le style «Swagg», un état d’esprit qui s’exprime dans une mise vestimentaire hors du commun et un langage tout cru, débridé. Ce comportement «Swagg-Swagg» ne réside pas seulement dans le choix des vêtements mais, aussi et surtout, dans manière de les porter. Les bandes les plus célèbres dans l’organisation de ses soirées sont le «Swag Team» et le «Ciroc team», qui tirent leur nom d’une boisson alcoolisée très in, chez ces jeunes, le Cirog.
                  Des soirées lucratives pour ces adolescents
                  La douillette et tranquille cité des Almadies accueille le plus souvent ces rencontres «in» entre ados. Et pour ce faire, les membres d’un groupe cotisent, chacun, selon ses moyens, et les quoteparts oscillent entre 60.000 et 100.000 fcfa, pour capitaliser un budget d’un million de franc. Si on défalque 400000 francs ou plus, prix de la location de la maison devant abriter la soirée, ces jeunes apprentis Crésus peuvent espérer faire un bénéfice de plus de 4.millions, à l’issue de festivités aux noms évocateurs. 
                  Descente de la police à «La nuit des pêchés», «Ciroc Party» et au «Swag Party»

                  Aux noms évocateurs, ces house party, où seule la censure est censurée, sont très bien arrosées. Jack Daniels, Vodka, Malibu et Champagne sont les alcools qui meublent le bar, même s’il se dit qu’ils ne sont consommés que par les ados à qui leur religion le permet. Toujours est-il que ces jeunes, âgés entre 16 et 17 ans, sont friands de ces liqueurs. Aussi, la Police ne manque-t-elle pas de faire de fréquentes descentes sur «les lieux du crime», procédant à de nombreuses arrestations, pour défaut d’autorisation.
                  Récurrences des dérives sexuelles
                  Des cas de viol sont souvent notés lors de ces House Party. Il se dit qu’une jeune fille d’origine Russe de 16 ans dont les parents étaient établis su Senegal en a vécu l’amère expérience. En effet, lors de la soirée dite «Swag Party 2», un jeune de son âge, l’aurait entrainée dans les toilettes pour procéder à des attouchements sur elle et essayer de la violer. Ses cris de détresse ont fait fuir son bourreau qui fut poursuivi par les parents de la victime fille en justice. Suite à des médiations et autres, la plainte a été retirée et la fille renvoyée en Russie. Deux jeunes Sénégalaises ont aussi été victimes des assauts lubriques de leurs compagnons, souvent, éméchés. Elles auraient été dépucelées.


                  Ces soirées ont, aussi, cela de particulier qu’elles enregistrent la présence remarque de fils de hautes autorités du pays. Les noms des fils du Président du Senat, Pape DIOP et du ministre des Affaires Etrangères, Madické Niang, âgés de 17 ans, y sont souventes fois, cités. Ces jeunes se déplacent à bord de luxueux bolides, allant de la Chrysler c300, à la Range Rover en passant par la Limousine, loués entre 80.000 et 120.000 fcfa, par jour.mi.com -  

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                  Et si les jeunes Européens émigraient en Afrique 09/28/2011
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                  Slateafrique - La «vieille Europe» déprime. La zone euro est au bord de l’implosion et la récession menace. En Afrique, la croissance économique se maintient. Et si les jeunes Européens traversaient la Méditerranée pour émigrer?Et si la fiction devenait réalité? Et si l’Afrique, forte de sa jeunesse, de ses talents et de ses richesses, devenait un nouvel eldorado?
                  Les artistes anticipent souvent les grandes tendances à venir, c’est peut-être le cas du cinéaste béninois Sylvestre Amoussou.

                  Souvenez-vous, son film «Africa paradis», sorti en 2007, décrit les aventures d’un couple de Français qui tentent d’émigrer en 2033 aux Etats-Unis d’Afrique, dont la prospérité contraste si violemment avec la pauvreté et le chômage en Europe.

                  Oliver est informaticien et Pauline institutrice, tous les deux sans emploi. Mais en Afrique, la police des frontières les arrête, les péripéties commencent alors…

                  Le film a été diffusé sur les grands écrans juste avant la crise économique de 2008, premier avertissement  à un Occident surendetté. Mais c’est aujourd’hui que cet excellent film prend tout son relief.

                  Le miracle africain en chiffres
                  Les toutes dernières statistiques du Fonds monétaire international (FMI) sont, pour une fois,favorables à l’Afrique subsaharienne. Il faut se frotter les yeux avant de voir écrit que l’Afrique au sud du Sahara est une des rares régions au monde avec une croissance qui continue d’augmenter (5,3% en 2011 et 5,8% en 2012).

                  Bien sûr, on est toujours loin de la Chine qui flirte avec les 10%, mais bien au-dessus des Etats-Unis (1,5% en 2011), de la zone euro (1,6%), notamment de la France (1,5%). Les niveaux de développements ne sont certes pas comparables et l’Afrique a besoin d’une croissance encore et toujours plus forte pour sortir ses populations de la pauvreté.

                  Mais les bonnes nouvelles sont suffisamment rares pour ne pas les apprécier. Si le Ghana, boosté par son pétrole caracole toujours en tête avec 13,5% de croissance attendue en 2011, l’Afrique du Sud, poids-lourd du continent, sauve les meubles (+ 3,4%) et les pays pétroliers, comme leNigeria et l’Angola, peuvent espérer un bon 6%.

                  Des dizaines de millions d’Africains qui survivent chaque jour avec un dollar attendent maintenant que le «miracle africain» soit mieux partagé par des élites souvent plus kleptocrates qu’altruistes.

                  Les jeunes européens à l'assaut de l'Afrique
                  En Afrique comme en Europe, les attentes du peuple sont grandes. Il y a quelques jours, sur la place de la Bastille, lieu mythique de la Révolution française de 1789, j’ai croisé plusieurs dizaines d’«indignés» européens –espagnols mais aussi français- en route pour Bruxelles. Ils représentent cette «génération sacrifiée» européenne qui ne trouve pas d’emploi et qui a le plus grand mal à se loger décemment en raison de l’explosion des prix de l’immobilier.

                  Combien d’entre eux, les «nouveaux pauvres» d’aujourd’hui, tenteront demain l’aventure africaine, comme Olivier et Pauline du film «Africa paradis»?

                  Déjà plusieurs jeunes Français partis en Afrique dans le cadre du Volontariat international en entreprises (VIE) hésitent avant de revenir dans l’hexagone et prospectent, souvent avec succès, le marché local du travail.

                  Des jeunes Français issus de l’immigration font également le chemin inverse de leurs parents ou grands-parents pour s’installer à Dakar et Abidjan mais aussi Alger ou Casablanca. Et leur pays d’origine, comme le Maroc et le Sénégal, ne comptent pas leurs efforts pour attirer ces «têtes bien faites» qui participeront à leur développement.

                  Le Maroc, qui a su gérer avec habileté le «printemps arabe», tire son épingle du jeu, avec une croissance attendue à 4,6% cette année et quasiment identique l’année prochaine. Même l’Algérie, grâce à son gaz et à son pétrole, affiche une croissance autour de 3%.

                  L'Europe, le moral économique en berne
                  Lorsqu’ils scrutent l’avenir de l’Occident, de plus en plus d’observateurs évoquent la «Grande dépression» des années 30 aux Etats-Unis. Loin d’être réjouissant…

                  Dans les pays riches de l’OCDE, plus de 44 millions sont déjà sans emploi. En Espagne, un habitant sur cinq est au chômage et… un jeune de moins de 25 ans sur deux.

                  Au Portugal, l’un des pays les plus fragiles de la zone euro, les jeunes ont repris le chemin de l’exil. Leurs parents et grands-parents se sont souvent rendus en France. Eux choisissent l’Angolaet ses pétrodollars, un pays qui sort lendemain d’une terrible guerre civile et où tout est à reconstruire ou même à construire.

                  Les africains aussi choisissent leur immigration
                  Ils seraient 30.000 à demander chaque année un visa pour cette ancienne colonie portugaise d’Afrique australe. Mais attention Luanda est la capitale la plus chère au monde pour les expatriés, devant Tokyo et N’Djamena. Et ces nouveaux émigrants se trouveront en concurrence avec les locaux, tout aussi pressés de trouver un emploi et un bon salaire.

                  Les poussées xénophobes ne sont pas réservées aux pays du Nord. Les émeutes anti-étrangers en Afrique du Sud ont montré en mai 2008 que la solidarité africaine avait ses limites.

                  Alors, l’Afrique, nouvelle terre d’émigration pour jeunes Européens déprimés et sans emploi? Ils ne seront pas les premiers, ces dernières années, des dizaines de milliers de Chinois se sont installés en Afrique. Ils repartent souvent une fois leur contrat terminé. Mais d’autres s’installent pour faire de commerce et fondent souvent une famille.

                  Une fois de plus, les Chinois sont en avance.

                  Adrien Hart


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                  AFRICAN MUSIC AWARDS : VIVIANE NDOUR CROULE SOUS LES DISTINCTIONS 09/26/2011
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                  Tard dans la nuit d'hier, la chanteuse Viviane Ndour a remporté les prix dans quatre des cinq catégories auxquelles elle avait été nominée aux Awards Afrotainment, un rendez-vous très important de l'agenda culturel des Etats-Unis. 

                  C'est la consécration pour la reine du Djolof Band que tout le monde croyait finie après son divorce d'avec son producteur, Bouba Ndour. Viviane, qui a été reçue à New York par le chef de l'Etat, Abdoulaye Wade, qui y séjournait à l'occasion de la 66ème session de l'Assemblée générale de l'Onu.

                  Avec Dakaractu

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                  African Music Award : Viviane Ndour à l'honneur à New York 09/13/2011
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                  Viviane Chidid sera la principale attraction de la 2ème édition d'AFROTAINMENT MUSEKE ONLINE AFRICAN MUSIC AWARDS prévue à New-York, aux Etats-Unis, le 24 septembre prochain. Cet événement va accueillir plusieurs célébrités africaines de la musique, venant de plusieurs pays. 

                  Aux côtes de la diva du Djolof Band, plusieurs autres grands noms de la musique sont attendus à la cérémonie, notamment Didier WADE et Youssou NDOUR. Mais, parmi les nominés, seule Viviane est à l'honneur pour les cinq catégories en jeu : Meilleur Artiste de l'année 2011, Meilleure Artiste femme de l'année, Meilleur clip vidéo, Meilleure Chanson Afro Rythme et Meilleure Chanson de l'Afrique de l'Ouest. 

                  C'est pour la première fois aujourd'hui que l'une des plus talentueuses artistes femmes africaines bénéficie d'une pareille nomination après une décennie de carrière. L'ancienne choriste de la mégastar Youssou NDOUR a produit de nombreux albums et tourné d'innombrables clips vidéo diffusés un peu partout dans le monde. 

                  Jeune, belle et talentueuse, Viviane a réussi à s'imposer aux côtés des ténors de la musique sénégalaise au point d'être considérée aujourd'hui par de nombreux observateurs de la scène musicale comme l'icône de la gente féminine. 

                  Ces nominations interviennent à point nommé. Une récompense à l'issue de la compétition va constituer une véritable rampe de lancement pour sa nouvelle carrière. 
                  ` 

                  By Dakaractu



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                  Le Joola : 1863 morts, plus grande catastrophe maritime civile mondiale. Toujours les mêmes questions posées 09/11/2011
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                  Senenews - 26 septembre 2002, 22 h 55 : le bateau le « Joola » qui assurait la liaison entre Zinguinchor (en Casamance) et Dakar, via l’île de Carabane, fait naufrage au large des côtes gambiennes. Bilan : près de 2000 morts (chiffre officiel : 1863 morts sur 1928 passagers et membres d’équipage), 64 rescapés.

                  Il s’agit de la plus grande catastrophe maritime civile mondiale. Le naufrage du « Joola » a fait plus de victimes que « le Titanic » (1 500 morts).

                  La majorité des victimes (12 nationalités différentes) avaient moins de 30 ans et étaient originaires de la Casamance. 19 ressortissants Français se trouvaient à bord. Seul l’un d’entre eux survivra à la catastrophe.

                  Pour voir des images du « Joola » naufragé (le commentaire de la vidéo est assuré par Alain Verschatse, le père de l’une des victimes du naufrage du « Joola ») :

                  Que s’est-il réellement passé ? Que savait le pouvoir sénégalais de l’état de ce bateau ? Pourquoi les secours ont-ils mis autant de temps à intervenir ? Quelles sont les responsabilités du président Abdulade Wade ?

                  Molang Badji, un survivant raconte : « Dakar n’a pas répondu aux appels de détresse »

                  Serigne Lahbib Ndiaye, psychologue et président de l’association sénégalaise pour le développement de la psychologie appliquée. Il travaille au SAMU de Dakar : « Les autorités étaient au courant du naufrage et ne voulaient pas que l’information sorte ! »

                  Dans leur rapport final, Les experts français concluent : « Les autorités sénégalaises n’ont pas adopté une conduite responsable »

                  Haïdar el Ali est une figure de la défense de l’environnement au Sénégal : lutte contre la déforestation ou la pêche à l’explosif, protection des mangroves.. : « Alors qu’on remorquait le Joola, le pouvoir disait : ‘‘attendez les instructions…’’ »

                  Nassardine Aïdara est polytechnicien, ingénieur en génie civil à Dakar. Il a perdu ses quatre enfants, trois garçons et une fille (Souleymane, Aliou, Bachirou et Fatou) dans le naufrage du Joola.
                  Aujourd’hui coordinateur du Comité d’initiative pour l’érection du Mémorial-Musée Le Joola (qui regroupe l’essentiel des associations sénégalaises et françaises de familles de victimes), il évoque l’ « irresponsabilité », « l’incompétence et le laxisme » des autorités sénégalaises tant dans la gestion du bateau que la gestion de la catastrophe. « 9 ans après, on veut protéger certaines personnes et faire en sorte que l’on oublie le dossier du Joola : ce n’est pas possible ! ».

                  Idrissa Diallo est président du Collectif de coordination des familles de victimes du Joola. Il a perdu ses trois enfants (âgés de 8, 13 et 15 ans) dans le naufrage. Depuis mars 2009, il est maire (socialiste) de la commune d’arrondissement de Dalifort-Foiral, dans la banlieue de Dakar.

                  « A travers cette catastrophe, j’ai mesure que seule une petite minorité de personnes était protégée dans ce pays », explique Idrissa Dialo. Il raconte qu’un père de famille a reçu des SMS de sa fille jusqu’à « deux jours après le naufrage ».

                  Intimidations, menaces, filatures, censure… Il ne fait pas bon pour les journalistes sénégalais s’intéresser d’un peu trop près au dossier du Joola. Dié Maty Fall (journaliste à la RTS, Radio-télévision sénégalaise, au « Soleil » et à « Sud quotidien ») en a fait l’amère expérience. Elle continue pourtant de suivre les méandres de cette véritable affaire d’Etat qu’elle qualifie de « poison ».

                  Conférence de presse des familles de victimes : « Le patriotisme, ce n’est pas l’impunité ! »

                  Le vendredi 24 septembre 2009, à Dakar, les familles de victimes ont tenu une conférence de presse, en insistant sur quatre points : « la justice sénégalaise n’a pas eu le courage de faire son travail », « l’épave du bateau n’est pas encore renflouée », « les orphelins du Joola ne bénéficient pas encore de l’assistance de l’Etat » et l’ « Etat persiste toujours dans son refus d’assurer le devoir de mémoire. »

                  Jusqu’ici les autorités sénégalaises ont toujours refusé l’édification d’un véritable mémorial en mémoire des victimes du Joola, qui devait normalement être édifié sur la « place du souvenir » à Dakar.

                  Le plus grand cimetiére c’est le bateau

                  Gabriel Mandiouba a perdu son épouse dans le naufrage. Avec l’aide de l’Eglise, il a mis en place un monument (une croix barré d’un croissant de lune, symbolisant la religion catholique et l’islam) sur le cimetière Saint-Lazare de Dakar, en mémoire des victimes, à côté de plaques transparentes indiquant le nom des victimes. Il nous montre un album de photos des victimes du Joola, avec à ses côtés Alain Verschatse, le président de l’association des familles de victimes françaises du Joola

                  Guy Aris Ndouye ( premier président du Collectif de coordination des familles de victimes du Joola) explique avoir recueilli plusieurs témoignages indiquant que le pouvoir a très rapidement été au courant du naufrage et que les services secrets sénégalais seraient même intervenus.


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                  La Gazette de Saint Louis - Septembre 2011 09/11/2011
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